jeudi 25 juin 2009

« Mental » : « Roles of Engagement » (épisode 1x05)


Liam Mc Bride, un « Mister Nice Guy » épigone lointain de Brad Pitt, péte les plombs sur le plateau d’un « talk show ».
Il tabasse violemment le présentateur de l’émission, après que ce dernier lui a posé une simple question de routine concernant un film qu’il se prépare à tourner. L’acteur est admis en urgence au « Wharton Memorial Hospital », un établissement de Los Angeles dans lequel notre « Docteur Mental », Jack Gallagher, travaille comme responsable du service de santé mentale.

C’est sous les hourras de ses nombreux fans et les flashs crépitant des journalistes et des paparazzis réunis, que Liam est poussé dans un fauteuil roulant par son attaché de presse et meilleur ami, à la manière inimitable de Michael Jackson. Apparemment, c’est « tempête sous un crâne » pour le pauvre Liam, qui une fois enfermé entre quatre murs, commence sa véritable descente aux enfers de la psychiatrie.

Seulement, il y a un hic. Le docteur Gallagher, perspicace en diable, découvre le pot-aux-roses. Sur les traces de Robert de Niro dans « Raging Bull » et d’autres acteurs, aficionados de la méthode de l’« Actors Studio », Liam McBride feint la folie dans le but de se préparer à son nouveau rôle. Rajoutons aussi que Liam est un piètre acteur et qu’il surjoue très mal son rôle d’aliéné.


Mais les choses ne sont pas si simples. Liam souffre réellement de troubles narcissiques de la personnalité. Il déteste l’individu que le public et les medias lui imposent d’être, un « sex-symbol » à qui tout réussit. Jack Gallagher n’en souffle mot et invite l’acteur à séjourner tout de même dans son service. Il se propose d’être son « coach » et de le briefer sur le milieu psychiatrique.

Pendant ce temps, les Docteurs Nora Skoff (la brune) et Veronica Hayden-Jones (la rousse qui s’emmerde grave) se retrouvent autour de plusieurs verres pour célébrer les dix ans d’anniversaire du divorce de la première. En revanche, pas de nouvelles dans cet épisode, de « Becky », la sœur cacochyme et muette de Jack. A moins qu’elle n’ait appelé son frère lorsque je me suis assoupi.

Grâce à une séance d’hypnose expéditive, Liam remonte au jour où il est arrivé à Los Angeles dans le but de faire carrière dans l’industrie cinématographique. Pour survivre, le jeune adolescent qu’il était a été obligé de se prostituer. Fidèle à son habitude, le Docteur Gallagher règle le problème mental de son patient dix minutes - montre en main - avant la fin de l’épisode.

Encore une fois les LeVine, frère et sœur, nous donnent la preuve de leur manque de talent flagrant. Tout comme Hank Lawson dans « Royal Pains », Jack Gallagher est un « bon » docteur - au propre, comme au figuré, et l’on se demande pourquoi les scénaristes lui infligent de telles intrigues poussives. La délivrance apparait pour le spectateur quand le générique de fin défile. Les acteurs de « Mental », j’en suis sûr, se trouvent dans le même cas de figure.

La série s’égare et égare, par la même, de plus en plus de téléspectateurs au fil des épisodes. Deux millions de paires d’yeux (sans compter les borgnes) qui ont été voir ailleurs depuis le début de sa diffusion, c’est-à-dire moins d’un mois.

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