Cette semaine le « All Saints Hospital », l’établissement catholique new-yorkais dans lequel travaille Jackie Peyton, se transforme en véritable « Hôpital en folie ».
Zoey Barkow - l’infirmière stagiaire qui prend lentement de l’assurance - plaque, à la manière d’un joueur de football américain, un malade qui déambule les fesses à l’air. De son côté, l’administratrice Gloria Akalitus s’électrocute avec un pistolet « Air Taser » qu’elle ramasse sur le sol et qui appartient au vigile de l’entrée. Dans cet épisode, cette dernière a décidé d’arpenter les couloirs dans tous les sens dans le seul but d’être particulièrement désagréable avec les membres du personnel. Ses règles, probablement ! Le retour de bâton est donc sévère, mais particulièrement justifié. Dieu, le Diable, la faute à pas de chance ? Au jeu du chat et de la souris, l’infirmier Thor poursuit de ses ardeurs son collègue Mohammed.
Le destin a également décidé de redistribuer les cartes dans le domaine des relations. Coup sur coup, Jackie perd momentanément deux alliées de poids au sein de l’hôpital. Eddie, son amant-dealer et le Docteur Elenor O'Hara, sa confidente attitrée. Le premier est séduit par un Docteur Cooper particulièrement en verve, la seconde décide, une fois n’est pas coutume, d’être relativement aimable avec Zoey. Elle invite dans un restaurant quatre étoiles la pauvre enfant, visiblement plus habituée à fréquenter les salles des « fast-food ». Il n’y a qu’à voir la façon dont elle sirote son jus d’orange à la paille, sans compter que le spectateur - à l’instar d’une habituée des lieux - se demande comment la direction d’un endroit aussi sélect lui a permis de pénétrer vêtue de sa tenue rose d’infirmière.
Comme dans le pilote de la série, le Docteur « Coop’ » retente avec Jackie le coup de l’« agrippage de nichon » sous l'effet du stress. Pas de chance pour lui, cette fois-ci l’infirmière ne se laisse pas surprendre et elle se rebiffe même.
Sur le front des patients, nous suivons les péripéties médicales d’une enfant de dix ans qui s’occupe de sa mère souffrante et d’une famille, apparemment d’origine russe, dont le père a été terrassé par une crise cardiaque.
L’état de santé mental de Grace, la fille ainée de Jackie et de son compagnon Kevin, ne s’améliore pas. La gamine se fend pourtant d’un dessin en couleurs qu’elle offre à sa mère. Toujours pas de bon gros soleil jaune à l’horizon, mais un paysage maritime balayé par les vents. L’image est censée représentée La Floride, mais comme ironise Jackie, « qui dessinerait la Floride sans soleil, alors que l’on surnomme la Floride, « l’état ensoleillé ».
De son côté, à l’heure du repas, la cadette du couple, l’insouciante Fiona, tient absolument à enfourner des frites dans le nez de sa sœur et de son père.

Comme les précédents rendez-vous, cet épisode nous délivre d’autres situations à bâtons rompus. La série ne s’inflige pas de pression pour nous raconter une histoire haletante. A la manière d’un « haïku », la philosophie de « Nurse Jackie » réside dans la contemplation de scénettes de la vie courante. C’est charmant tout plein un moment, mais on aimerait dorénavant un peu plus de consistance.
Et pour rester dans les « japonaiseries », citons cette phrase d’un auteur inconnu : « Tel le roseau déraciné, je suis solitaire. Si le courant m’entraîne, alors oui peut-être, je viendrais ». Il ne faudrait tout de même pas que le courant télévisuel des programmes de la rentrée qui s’annonce n’emmène avec lui cette charmante série. Ce serait vraiment dommage !
Pour la petite histoire, on doit la réalisation de cet épisode à l’acteur-metteur en scène, Steve Buscemi.
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