mercredi 1 juillet 2009

« The Cleveland Show »: Pilote


Une page se tourne dans l’existence de Cleveland Brown. Après dix ans de présence passés aux côtés de la Famille Griffin, il est temps pour cet ami de longue date de Peter de tirer sa révérence.
Cleveland avait annoncé, en clôture de « Baby Not on Board » - l’épisode 4 de la saison 7 de « Family Guy » - qu’il allait bénéficier de son propre « spin-off ». Huit mois après, l’annonce se concrétise avec le pilote de « The Cleveland Show ». Cette nouvelle série animée est, bien évidemment, co-signée Seth MacFarlane, également créateur de « American Dad ».

Le divorce d’avec sa femme Loretta, qui l’a trompé avec son ami Glenn Quagmire, a été officialisé. La traîtresse récupère leur demeure, mais laisse à Cleveland la garde de leur fils obèse, Cleveland Jr. Cleveland père souhaite démarrer une nouvelle vie en réalisant son rêve californien.

Il quitte donc la ville de Quahog dans l’état du Rhode Island en laissant derrière lui des tonnes de souvenirs et ses meilleurs amis. En chemin, les Brown, père et fils, s’arrêtent dans la ville natale de Cleveland Sr, Stoolbend, Virginie. Alors qu’il fait visiter à son fils son lycée, en recherchant des traces de ses victoires sportives, Cleveland retrouve Donna, un amour de jeunesse. A l’époque, la jeune fille lui avait préféré un concurrent, l’encombrant Robert. Apparemment, les choses n’ont pas changé, car le butor est toujours présent. Mais de l’eau a coulé sous les ponts et cette fois-ci, Cleveland ne se laissera pas éconduire sans combattre. Après avoir démontré qu’il était un père de substitution plus qu’honorable pour Roberta et Rallo, les deux enfants de Donna et de Robert, Cleveland et sa promise convolent en juste noces sous les regards attendris de leurs rejetons respectifs.


Ce pilote est donc l’occasion pour « Chocolate people » (ainsi dénommé par le démoniaque Stewie Griffin) de prendre une revanche sur une vie, qui depuis quelques temps, l’avait malmené.

Dès son retour dans la ville de son enfance, Cleveland n’a pas de mal à se faire de nouveaux amis ; le voisinage de Donna est, en effet, assez chaleureux. Lester est un « redneck » à la gâchette facile qui s’inquiète de voir sa voisine trainer avec deux nouvelles personnes de couleurs et Holt est un arriviste qui vit avec sa mère. Comme dans le conte pour enfants, avec le personnage de « Boucle d’Or », Cleveland rencontre également une famille d’ours. Seth MacFarlane prête sa voix à Tim, le père du clan. Mais après Brian, le chien des Griffin, animal également doté de la parole, la présence de plantigrades doués de raison n’a rien d’incongrue.

Avec « The Cleveland Show », le « showrunner » Seth MacFarlane n’a plus rien à prouver ; il possède à la fois l’expérience et le talent. Sa nouvelle série animée ne devrait donc avoir de problème à convaincre son auditoire, n’y à trouver son créneau. A la seule vue du pilote, le spectateur note que les rouages sont parfaitement huilés et que le programme fonctionne presque en pilotage automatique. Ceci dit, son collègue Mike Judge se trouvait dans le même cas de figure. Mais sa récente création - « The Goode Family » - pédale, en définitif, dans la semoule. Pour sa défense, il faut préciser que le « papa » de « Beavis and Butt-head » et de « King of the Hill » démarre une tout nouvelle expérience avec des personnages créés de toute pièce, et qui se trouvent, de plus, difficiles à manipuler.

« The Cleveland Show » possède évidemment un « black-oriented humour », avec toute la culture et les clichés qui l’accompagnent ; mais cependant, rien que la morale ou la mentalité « politiquement correcte » ne réprouvent.

Même si vous n’êtes pas un habitué de « Family Guy », cette nouvelle série, assez amusante, se suit très facilement.

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