Cinq meurtriers des deux sexes, disséminés sur le territoire anglais, ont causé la mort d’une femme. On ignore l’identité de la victime – est-ce son épouse ou sa fille ? – mais le mystérieux corbeau, qui envoie des lettres de menaces aux responsables de cet acte, se rapproche dangereusement.
« Psychoville » est une série qui joue sciemment avec les codes du genre fantastique et ceux de l’horreur pour les détourner et les tourner en dérision. La musique rappelle les sonorités des compositions de Danny Elfman pour les productions de Tim Burton.
Malheureusement, si le pilote - en dépit de quelques maladresses et surenchères - était prometteur, ce deuxième épisode est carrément un coup d’épée dans l’eau. Le soufflé est tombé aussi rapidement qu’il avait gonflé et la comparaison avec les œuvres du réalisateur de « Sleepy Hollow » s’arrête là.
Le programme est censé être un mélange de comédie et de thriller, mais à l’arrivée, la sauce ne prend sur aucun des deux. Peut-être sont-ils antinomiques et irréconciliables, ou alors uniquement s’ils sont développés par un esprit talentueux. Ici, ce n’est pas le cas. Les créateurs, pourtant renommés dans leur Angleterre natale, en sont incapables. Leur humour se situe au ras des pâquerettes et même leur controversé compatriote Benny Hill parvenait à être plus amusant. C’est tout dire !
Les blagues réitérées à l’encontre de Robert Greenspan, le personnage de petite taille doté de pouvoirs télékinésiques, qui joue le rôle de « Timide » dans une version déjantée de « Blanche-Neige et les sept nains », sont pathétiques. Alors qu’il dîne dans un restaurant italien en compagnie de l’actrice principale, qui le tourne en dérision, le serveur, qui confond Robert avec un enfant, lui amène, coup sur coup, des crayons de couleurs et un album de coloriage, une chaise miniature puis un ballon. S’il y a une chose de terrifiant dans cette série, c’est bien ce comique de répétition de piètre qualité.
Plus tard, la péronnelle excitera volontairement le pauvre bougre en lui demandant de se dévêtir et d’apparaître nu devant elle. En effet, avant de jouer dans la pièce, l’acteur avait tourné dans une version pornographique du classique des frères Grimm. Mais c’est devant une salle de théâtre hilare, composée des membres de la troupe, que Robert fera son apparition. Nous sommes loin, avec ce programme britannique, de l’humour et de l’inventivité d’une série - j’en reviens toujours à elle - comme « The IT Crowd ».
Cet épisode introduit un nouveau personnage, ou peut-être devrais-je dire, deux. Les répugnantes sœurs Crabtree sont des siamoises obèses et borgnes. Elles sont en lice avec le collectionneur milliardaire et excentrique Oscar Lomax pour l’obtention d’une peluche très rare, celle de « Snappy le crocodile ».
Mais qu’importe, à ce niveau-là, ce genre de révélations n’a plus aucune importance ! Même l’humour cynique et aigri de Mister Jelly, le clown haineux et manchot, ne passe plus. Après la vision de ce nouvel épisode, le bénéfice du doute n’est plus de mise ; la série « Psychoville » est une coquille vide et son contenu sent méchamment l’œuf pourri.
jeudi 25 juin 2009
« Psychoville » : Episode Deux
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