Le nouvel épisode de cette série pour adolescents produite par « ABC Family » est – comme son titre l’indique, « Je veux que tu me désires » - placé sous le signe de l’Amour. L’amour acquis, l’amour convoité, l’amour contrarié.
La blonde Bianca Stratford suit, à sa manière personnelle, les traces de sa grande sœur activiste. Elle lance l’idée de récolter de l’argent pour financer une bonne cause. Les œillets rouges que lui offre un prétendant transi, en lui apprenant des rudiments de la langue la plus romantique du monde – le français – lui mettent la puce à l’oreille. En échange d’une somme modique, garçons et filles du « Padua High School » pourront déclarer leur flamme, en offrant un œillet rouge ou sceller une amitié, en donnant un œillet jaune.
Les flèches acérées de Cupidon n’épargnent personne. Pas même la cynique Kat Stratford, qui commence à succomber au charme de son ténébreux motard. Hors de l’enceinte du lycée, l’archer mythologique fait également une victime en la personne du Docteur Walter Stratford. Même si le père des deux filles garde encore dans son cœur le souvenir ému de feue son épouse et à l’annulaire, son alliance, il ne peut résister aux sirènes de l’amour. Elles se matérialisent sous la forme d’une accorte livreuse aux cheveux roux, venue lui remettre le paquet d’une maquette d’avion à monter.
Le courtaud, mais volubile, Michael Bernstein dépense tout le pécule qu’il a reçu lors de sa « Bar Mitzvah » en œillets rouges. Il va désespérément tenter de les offrir aux filles qui le désirent, mais sans connaître le succès escompté. Bien évidemment, les déceptions ne manquent pas et Kat se fait un malin plaisir d’immortaliser les désagréables surprises en prenant des clichés. Sa mentalité revêche commence d’ailleurs à irriter son père, qui se range du côté de sa sœur cadette, beaucoup plus optimiste. Même sa meilleure nouvelle amie, la corpulente et timide Mandella, la déteste de refuser les avances du beau ténébreux. La pauvre actrice est prisonnière de ce genre de rôle, puisque, déjà dans l’excellent « Donnie Darko », elle interprétait un personnage identique.
Si après avoir visionné trois épisodes de « Make It or Break It », programme similaire produit par le même « network », j’ai jeté les gants, au point de ne plus lui accorder une notule, ma tentative avec « 10 Things I Hate about you » va suivre le même chemin. Les créateurs pourraient faire l’effort d’insuffler dans leur programme un soupçon d’originalité qui permettrait d’élargir le cercle de leur audience. Ils n’offriront même pas ce plaisir aux téléspectateurs adultes. Quelle bande de scénaristes égocentriques !
mercredi 15 juillet 2009
« 10 Things I Hate about you »: « I Want You to Want Me » (épisode 2)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire