Helen Goode doit organiser un repas d’affaires réunissant les supérieurs hiérarchiques de son mari, Gerald. Pour faire bonne impression, elle désire leur concocter un délicieux dîner, entièrement préparé avec des ingrédients achetés au supermarché biologique de Greenville, « One Earth ».
Elle s’y rend donc, accompagnée de sa voisine, Penny. Elle y croise la sournoise Margo, qui se trouve également être l’épouse d’un des deux employeurs de Gerald. Alors qu’elle vient de goûter à un produit censé être en démonstration, Helen est conduite, par le vigile, au poste de sécurité. Filmée par les cameras de surveillance, elle ne peut nier les faits. La sanction est immédiate, Helen est bannie - à vie - de son supermarché fétiche, ainsi que de tous les « One Earth » du territoire national ! Le satellite du groupe alimentaire, qui évolue en position géostationnaire au dessus de la terre, y veille.
De son côté, Bliss, la fille biologique des Goode, désire s’acheter une paire de « Jeans » digne de ce nom, et non pas les atrocités que ses parents l’obligent à porter. Sur les conseils avisés de son voisin, Ray Johnson, elle se met à la recherche d’un travail. Elle se rend également à « One Earth » pour postuler à un emploi. Malheureusement, c’est Ubuntu, son frère adoptif qui l’accompagne, qui décroche le poste. Bliss ne possède pas le permis de conduire nécessaire, et n’a donc pas l’âge légal de travailler.
L’échéance approche pour Helen, qui n’a toujours rien prévu au menu. C’est contre sa volonté qu’elle se rend, avec Gerald, au « $av Big », un hypermarché « discount » qui se trouve en face de « One Earth ». Dans cet antre de la consommation effrénée, Helen expérimente un avant-goût de l’enfer. Les consommateurs se comportent comme des animaux sauvages, certains sont obèses et se déplacent en déambulateurs électriques, tout est prétexte à acheter en masse, des produits de mauvaise qualité. L’horreur intégrale !
Voyant que l’état d’Helen empire, Gerald fait circuler une pétition et organise le forcing auprès de la direction de « One Earth », pour que son épouse réintègre la clientèle du magasin. En vain. A situation désespérée, comportement désespérée. Sur les instructions de son père, Ubuntu subtilise le portrait de délinquante de sa mère, affiché sur le panneau des clients indésirables du magasin. La sanction inique est levée et Helen peut de nouveau faire ses emplettes dans son supermarché de prédilection. Son repas d’affaires est sauvé !
Quant à Bliss, de nouveau grâce à l’intervention de Ray, elle va enfin trouver un emploi décent. Elle ment sur son âge et prétend avoir dix-huit ans. Le facétieux voisin a agi de même, à l’époque de la guerre du Viêtnam, dans le but de participer au conflit et de posséder sa propre mitraillette !
Que dire de plus sur cette série animée, qui n’a pas déjà été évoqué dans mes notules précédentes. « Trouble in Store » est de nouveau, comme les précédents, un épisode plaisant à visionner, mais sans plus. L’intrigue est prétexte à dénoncer – sur le ton de l’ironie mordante - le système de consommation de l’Amérique et les habitudes alimentaires de ses citoyens. Si certains d’entre eux, par snobisme ou par conviction, se comportent comme des « Talibans » intransigeants, d’autres - au contraire - sont incapables de réfléchir aux conséquences de leurs actes. Le problème est que Mike Judge, le « showrunner » - ainsi que son équipe de scénaristes - ne choisit aucun camp. Il renvoie dos-à-dos, les uns et les autres, dans une attitude prudente et circonspecte. Comme le préconise le Bouddhisme, la vérité se situe - encore une fois - dans la « voie du milieu ».
En dépit de ses audiences en chute libre, la chaîne « ABC » a reconduit « The Goode Family » pour une seconde saison de treize épisodes, diffusée pour l’été 2010.
samedi 1 août 2009
« The Goode Family »: « Trouble in Store » (1x11)
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