samedi 1 août 2009

« Mental » : « Do-over » (1x10)


Le seul élément notable de ce nouvel épisode de « Mental » concerne l’apparition de Rebecca Gallagher. Véritable Arlésienne, le téléspectateur attendait la venue de la mystérieuse sœur du psychiatre depuis le pilote. Cette dernière appelait sans cesse son frère ainé, mais sans jamais dire un mot. A ceux qui craignaient qu’elle ne soit muette, je les rassure, la frangine est dotée du don de la parole.


Le « Wharton Memorial Hospital » est un véritable moulin à vent. Des membres du personnel soignant – et pas des moindres, psychiatres et médecins – y rentrent et y sortent à tout va ! Après le chirurgien Zan Avidan, qui dans l’épisode précédent quittait le devant de la scène et officialisait ainsi sa rupture avec Jack Gallagher, c’est au tour de Rylan Moore, le compagnon blond de la rousse Veronica Hayden-Jones de faire ses bagages. Ce dernier est tellement transparent que j’en avais oublié jusqu’à l’existence même, et le téléspectateur « lambda » doit être dans le même cas de figure.

Le Docteur Carl Belle, disparu on ne sait où, lors des deux ou trois épisodes précédents, fait sa réapparition. A mon avis, il a été suivre un séminaire de harcèlement moral particulièrement efficace. Il passe le plus clair de l’épisode à houspiller le pauvre Jack Gallagher, qui essaie de prendre la chose avec philosophie et avec le sourire.

Ce qu’il y a de bien avec « Mental », c’est qu’à chaque rendez-vous, le téléspectateur croit avoir touché le fond, mais il s’aperçoit, la fois d’après, qu’il peut tomber encore plus bas !

Le « showrunner » en titre - Dan LeVine, aidé de sa sœur Deborah Joy - nous livre, cette semaine, une sombre histoire de permutation d’identité, conventionnelle et soporifique. A la suite d’un accident de chantier, William Bauer, un ouvrier du bâtiment, souffre de troubles de la réalité et de la perception. Sa vision réduite ne lui permet plus d’apercevoir le monde qui l’entoure qu’à travers un mince filet de lumière. Il est victime de cauchemars à répétition dans lesquels il se voit enseveli sous des tonnes de gravats, en compagnie de collègues de travail.

Les Docteurs Belle et Gallagher – qui se disputent le dossier - ne savent que penser, mais chacun croit que l’autre à tort. Le premier, sûr de son diagnostic, ne bouge pas de l’enceinte de l’établissement, le second – qui est tout de même le protagoniste de la série – se fend d’une enquête durant laquelle il va tenter de découvrir le fin mot de l’histoire. Choc post-traumatique, transmigration des âmes, passage de bribes d’ADN à travers les générations, ou que sais-je encore ! Jack Gallagher rencontre d’abord une historienne qui établit un lien entre l’accident actuel et une catastrophe minière qui s’est déroulée au même emplacement en 1903, puis un professeur de Yoga, spécialiste de la réincarnation.

En ce qui la concerne, le Docteur Veronica Hayden-Jones écope d’un patient inoffensif. Ethan Callaway sert constamment contre sa poitrine un poste de radio, dont il ne se sépare jamais. Il attend que son grand-père le contacte à travers l’appareil éteint. Croyez-le ou non, mais, lors de l’épilogue, son aïeul le gratifiera, en dépit du bon sens, d’un « Stay tuned. Big changes are coming ». Autrement dit, « Restez à l’écoute. Des changements d’envergure sont sur le point de se dérouler ». J’espère juste que ce message ne s’adresse pas non plus au téléspectateur, car j’aurais vraiment l’impression que les LeVine, frère et sœur, se fiche carrément de leur public !

« Mental » n’est, en définitif, rien de plus qu’une « Telenovela » médicale relativement exportable sur le marche américain. Sa durée de vie sera, je pense, néanmoins beaucoup plus courte.

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