Alors qu’il conduit sur une route désaffectée, Ray Drecker aide une jeune femme à changer le pneu de son « quatre-quatre ». L’approche timide se transforme rapidement en partie de sexe effréné dans les toilettes d’un café. Les fesses sur le rebord du lavabo, la dame est surprise par la grosseur de l’engin.
Tout ce stratagème se révèle, en définitif, être une mise en scène. « Happy Consultants » - la « petite entreprise » créée par Tanya Skagle et par Ray Drecker – offre plus que de simples services sexuels. Pour s’émoustiller, Gemma – le prénom de la cliente - a besoin d’entrer dans le rôle de la Dame en détresse, secourue par un preux chevalier. La prestation de Ray ne s’arrête pas là. Il doit également lui faire la cour, afin qu’elle soit pleinement satisfaite et qu’elle fasse, de nouveau, appel à lui. Ray se retrouve donc dans la peau du « singe qui doit s’exécuter » et cette position ne lui plait guère. Comme le confiera Tanya à son « associé », « Cette cliente est impossible à satisfaire ».
Floyd Gerber, l’animateur du séminaire de créations d’entreprise auquel Tanya Skagle participe, se rapproche dangereusement de son élève. C’est du moins ce que cette dernière s’imagine. Quand la jeune femme entame la phase de séduction, l’enseignant lui précise que leurs relations se limitent au domaine professionnel. Pour ne pas perdre la face, Tanya lui lance au visage : « Tu t’imagines que tu me plais ? Oh, mon Dieu ! Mais tu as au moins cent ans ! ». Effondrée et esseulée, Tanya tente de trouver du réconfort auprès de sa mère et de Ray Drecker. La première n’est d’aucun secours et le second est absent.
Jessica Haxon, l’ex-femme de Ray, a aussi droit à son intrigue. Elle s’occupe de ses deux adolescents et de la pauvre chienne qu’elle a adoptée dans l’épisode précédent. Accompagnée de son mari, elle amène les premiers déjeuner dans un « self-service » et la seconde chez un vétérinaire, qui se voit dans l’obligation de l’euthanasier. Les finances ne sont pas au beau fixe pour Ronnie Haxon, dermatologue de son état, et des dissensions apparaissent dans le couple. Jessica, insatisfaite des relations sexuelles avec son époux, envisage d’utiliser les services d’un gigolo. La carte de visite que Lenore Bertrand, l’entremetteuse sans vergogne rencontrée précédemment, refait surface.
« Do it, Monkey » est un épisode mené « tambour battant » et sans temps mort. Les scénaristes de « Hung » - Colette Burson et Dmitry Lipkin – livrent aux téléspectateurs une petite perle d’ingéniosité et d’ironie. La série est moins indigeste que ne l’est « Californication » et Thomas Jane, son acteur principal, est plus crédible dans son rôle de « Tombeur de ces dames » que ne l’est David Duchovny. La série « HBO » se focalise sur les sentiments plus que sur le sexe, davantage utilisé comme un instrument au service de l’humour. « Hung » donne envie de découvrir l’autre série créée par Dmitry Lipkin, « The Riches », si ce n’est déjà fait !
lundi 3 août 2009
« Hung »: « Do it, Monkey » (1x05)
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