lundi 17 août 2009

« True Blood »: « I Will Rise Up » (2x09)


Rien de mieux qu’une bonne explosion pour remettre les idées en place et ressouder les rangs épars. Enfin, pour les résidents - vampires et humains - dont les restes sanguinolents ne sont pas éparpillés aux quatre coins de la demeure de Godric. Luke McDonald, un adepte de la secte de la « Lumière du Jour », n’a pas eu ici la main froide, mais plutôt la main lourde !


Eric Northman a utilisé son corps comme un rempart, pour protéger Sookie Stackhouse de la déflagration. Le vampire, qui git à terre, requiert, en échange, une compensation minime. Du moins, en apparence. Que la jeune femme extrait avec sa bouche les éclats de projectiles d’argent que contient son corps. Cette dernière s’exécute en dépit du dégout que cette opération lui inspire. Ce n’est que lorsque Bill Compton réapparait dans la demeure - après son discours d’adieu avec Lorena - qu’elle prend conscience de la portée de son acte. Pour avoir gouté le sang d’Eric, Sookie est dorénavant connectée à lui psychiquement, comme elle l’est avec son amant. Sookie promet à Bill que jamais elle ne n’appartiendra à Eric. Moi, je la crois !

Jessica Hamby - qui au vu de sa beauté pourrait posséder tous les prétendants qu’elle désire - s’est pourtant entichée de ce lourdaud de Hoyt Fortenberry. L’adage populaire veut que l’amour soit aveugle, et ce travers humain n’épargne pas les vampires.

Tara et « Eggs » se réveillent avec une incompréhensible gueule de bois, après le festin sanglant que Maryann Forrester leurs a préparés. Tara, qui déteste perdre le contrôle de ses actes - car cela lui rappelle les états éthyliques de sa mère - admoneste la Ménade. Quand aux bosses et aux plaies qui recouvrent leurs visages, le prix à payer est minime – selon Maryann – pour atteindre à la béatitude.

Sam Merlotte – le « party pooper » - est toujours emprisonné avec les partouzeurs de la cession nocturne organisée par Maryann Forrester. Jason et Sookie Stackhouse, quant à eux, se remémorent leur grand-mère, qui les a élevés après la mort tragique de leurs parents. Ils se gaussent juste après de l’apparition télévisuelle du Révérend Steve Newlin et de sa « blonde » épouse.

Terry et Arlene ont une explication à propos de leurs ébats débridés, dont l’ancien soldat de la guerre d’Irak ne possède aucune souvenance. Pas plus d’ailleurs qu’il ne se rappelle la dernière fois qu’une femme l’a touché.

Hoyt établit devant sa mère consternée, l’impressionnante liste de toutes les choses et de tous les individus que cette dernière abhorre. Il commence par les vampires qui, selon elle, représentent le mal incarné et il finit par les chaussures rouges, accessoires qui rendent vulgaires les femmes qui les portent. Cette mise au point permet à ce grand dadais d’avoir une conversation qui n’est pas pour une fois à sens unique. Le comble est atteint, pour la pauvre femme, quand Hoyt lui présente sa dulcinée dans un « box » du « Merlotte’s ».

« I Will Rise Up » aurait pu s’intituler « The Calm after the Storm »!
Les scénaristes ont joué la carte de l’introspection pour un épisode au contenu davantage maitrisé et qui verse beaucoup moins dans la démonstration. Exit les recettes faciles - scènes de nudités, notamment - dont le but évident est de gonfler les taux d’audience de la série.

Enfin, « I Will Rise Up » est un épisode captivant et adulte ! Enfin, il ne semble pas avoir été écrit et réalisé à plusieurs mains. Enfin, les « rushes » ne paraissent pas avoir été assemblés sur la table de montage au moment ultime du bouclage. Voilà une option viable que la série d’Alan Ball n’aurait jamais du abandonner.

En y réfléchissant, je ressens pour « True Blood » le même sentiment éprouvé en visionnant la seconde saison de « Carnivàle », l’excellente série – également estampillée « HBO » - de Daniel Knauf. Si la première fournée était parfaite (à un épisode près), car l’intrigue développait le côté relationnel des situations, la seconde livraison elle – plutôt désastreuse – insistait sur leurs côtés sensationnels, d’où une baisse flagrante de la qualité.

A l’image de Hoyt Fortenberry, je pourrais dérouler les innombrables scènes qui composent l’épisode. Je voudrais juste intervenir sur l’épilogue poignant que la scénariste Nancy Oliver nous offre. Godric, vampire immaculé et pacifique, est le seul à ne pas porter des vêtements sombres, mais une tenue de lin blanc. Son heure venue, il décide de s’offrir en holocauste (1) à la faveur des rayons du soleil naissant. Sookie Stackhouse se tient à ses côtés, car humaine, elle est la seule parmi l’assemblée composée de créatures de la nuit, à supporter la présence de l’astre du jour. Le vampire adolescent, âgé de deux mille ans, se consume dans une apogée qui réconcilie la série et ses téléspectateurs.

(1) « Holocauste » signifie en Hébreu « Le sacrifice par le feu d’un animal mâle à la robe unie» (sources Wikipedia)

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