Myka Bering et Peter Lattimer, les deux agents très spéciaux qui officient au sein du « Warehouse 13 », sont en mission à New-York. Ils enquêtent sur une affaire de vol de sculpture d’art moderne qui s’est déroulé dans l’enceinte d’un musée. L’objet a été dérobé par un mystérieux individu, vêtu d’un manteau en peau de daim et orné de plumes d’aigles. Cet artefact vestimentaire a appartenu à la tribu indienne des Lenape. Il permet à celui qui le porte de traverser les surfaces solides.
Intitulée « Rock », la sculpture possède trois autres sœurs, « Water », « Wind » and « Fire ». Cette dernière est entre les mains d’un riche homme d’affaires, Jeffrey Weaver. Myka et Peter se rendent à son domicile pour avertir son possesseur que son œuvre d’art risque également d’être subtilisée. Aidé des deux agents, le collectionneur décide de la mettre en lieu sûr. Le fourgon blindé qui transporte « Fire » est attaqué par l’énigmatique encapé. Ce dernier projette Peter hors du véhicule et il disparait avec l’objet.
Pendant ce temps, dans l’enceinte du « Warehouse 13 », le responsable du service, Arthur Nielsen, se confie à la belle et exotique Leena. Il se mort les doigts d’avoir accepté de s’occuper de Claudia Donovan, cette adolescente à problèmes rencontrée dans l’épisode précédent. Cette dernière, qu’Artie prénomme le « petit monstre », se dispute avec son frère Joshua et mène une vie infernale à son débiteur. Le frère s’envole en Europe et la sœur pour Las Vegas, Artie peut enfin trouver le temps de souffler.
A New-York, un important promoteur immobilier, Gilbert Radburn, convoite également les œuvres d’art. Sur un chantier actuellement en construction, il découvre l’emplacement d’une cavité censée contenir des reliques sacrées du culte des Lenape. Un seul moyen efficace pour localiser l’endroit avec précision, réunir les objets. Mises en enfilade, à la lumière de l’aube, l’ombre du quatuor dessine sur le mur une carte aux trésors. Une gemme écarlate incrustée dans chaque sculpture indique avec précision l’emplacement de la grotte. Celui qui hérite des objets surnaturels qui s’y trouvent entre en possession d’un grand pouvoir. Mais à quel prix ?
Comme les « showrunners » se doutent que le téléspectateur va rapidement se lasser des relations limitées du duo d’agents spéciaux, ils ont intégré à leur programme un nouvel élément perturbateur. Claudia Donovan est une sorte de « Trickster », adolescent et féminin. Outre sa jeunesse, elle amène également un grain de folie salutaire. A moins qu’ajoutés aux facéties de Peter Lattimer, ses persiflages ne deviennent rapidement insupportables.
Le jeu sadique que Claudia affectionne consiste à pénétrer dans la pièce dans laquelle Artie se trouve. Elle prononce alors l’onomatopée « knock-knock ». Cette farce, réitérée à plusieurs reprises durant l’épisode, tape sur les nerfs du pauvre Artie.
A l’image de l’épisode précédent, l’épilogue de « Elements » se clôture par un final pyrotechnique censé éblouir le téléspectateur. En dépit des références affichées, « X Files » « Les Aventuriers de l’Arche Perdue » ou « Clair de Lune », « Warehouse 13 » n’arrive à la cheville d’aucune des trois ; elle en est même très loin. Histoire de ne pas être déplaisant, je dirais que cette nouvelle série « Syfy » est un sympathique programme fantastique.
« Warehouse 13 » est une série aussi « rétrofuturiste » que certains des objets qu’utilisent ses protagonistes. L’humour qu’elle développe, ainsi que ses intrigues, sont quelque peu surannés. Si les créateurs comptaient faire vibrer une quelconque corde nostalgique, le résultat n’est guère probant. « Warehouse 13 » déçoit les attentes que le téléspectateur avait placées en elle. Ses épisodes - aussitôt vus - sont aussitôt oubliés. S’il fallait donner une morale à l’histoire, elle pourrait être la suivante : « N’est pas J. J. Abrams ou Chris Carter qui veut ! ».
mercredi 5 août 2009
« Warehouse 13 » : « Elements » (1x06)
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