Le cadavre d’un homme est retrouvé au sommet d’un arbre. De toute évidence, la victime a été poussée du haut d’un immeuble, après avoir été étranglée. L’inspecteur des homicides du NYPD, Kate Beckett, et son inséparable associé, le romancier Rick Castle, se rendent sur les lieux du crime. Alors que l’écrivain et le médecin légiste se trouvent à l’arrière de l’ambulance qui rapatrie le corps à la morgue, le véhicule sanitaire est arraisonné par un commando armé et cagoulé, qui s’empare de la dépouille. Au cours de l’épisode, cette dernière est récupérée, atrocement mutilée. Les kidnappeurs nécrophiles l’ont disséqué dans le but de récupérer une marchandise cachée à l’intérieur.
Très bientôt, une question pertinente se forment sur les lèvres des enquêteurs : « Mais qui peut bien s’acharner ainsi sur John Allen, époux comblé et assureur intègre, qui ne possède aucun antécédent judiciaire ? ».
Rick Castle - le « perfect guy » agaçant, qui a réponse à tout - revient pour une seconde saison. En ouverture de « Deep in Death », une journaliste de « Cosmopolitan » interview l’auteur à succès dans le bureau même de l’inspecteur Kate Beckett. En effet, son dernier roman mettant en scène Nikki Heat, sa nouvelle héroïne, vient de paraitre. Si l’auteur est bien évidemment aux anges, l’inspecteur, en revanche, est agacée par ce battage médiatique.
Après avoir visionné la première saison de cette agréable série, il semblait que les auteurs avaient fait, au cours des dix épisodes, le tour du sujet. La nouvelle édition est donc appelée à se répéter. Cette tendance se ressent dès ce premier épisode. « Deep in Death » est parsemé de quelques bons moments, mais il possède un gout de « déjà-vu ». Les scènes les plus palpitantes se situent à la fin de l’épisode, quand l’écrivain-enquêteur se rend dans un tripot enfumé dans l’espoir de dénicher l’assassin de l’assureur. Son plan fonctionne si bien, que l’inspecteur Beckett est obligée d’intervenir pour sauver la peau de son partenaire. La jeune femme réfléchie rejoint son personnage de fiction, en se montrant - pour la première fois - sous un aspect décomplexé et terriblement « sexy ». Rick Castle ne lui connaissait pas ses talents d’actrice, le téléspectateur non plus !
L’épisode est également émaillé de séquences amusantes, qui dénotent de la complicité existant entre les deux personnages principaux. Malheureusement, on ne peut s’empêcher de laisser s’échapper quelques bâillements devant ce spectacle convenu. « Castle » est un « show » bien rodé, mais qui a depuis longtemps perdu de sa fraicheur !
Un petit retour en arrière s’impose pour les lecteurs qui ne connaitraient pas cette série. « Castle » est une pétillante série policière qui dépoussière le genre en associant à une inspectrice de police réservée un romancier de « thriller » charmeur et charmant.
Richard Castle est un écrivain réputé qui est décrit comme le « Maître du Suspense ». Las du protagoniste de ses romans, qui a pourtant fait son succès, il l’élimine dans son dernier ouvrage en date. Sa deuxième ex-épouse - qui est aussi son éditrice - le menace de dénoncer son contrat s'il ne résout pas rapidement le problème. L'aubaine - si l’on peut s'exprimer ainsi - se présente lorsqu’un prétendu tueur en série s'inspire de ses crimes romancés et les reproduit dans la réalité.
Dans le pilote, Richard Castle est approché par Kate Beckett, un lieutenant de police du « NYPD ». Séduisante mais distante, la jeune femme cache un terrible secret familial. Une fois la première enquête brillamment résolue, le maire de la ville - qui compte parmi les fans de l'auteur - demande au supérieur hiérarchique du lieutenant Beckett de l'introduire dans son équipe. L'écrivain et l'inspectrice se retrouvent donc associés dans les enquêtes suivantes au grand dam de la seconde. Du moins, c'est ce que la jeune femme laisse paraitre, car le téléspectateur n'est pas dupe de son comportement. Il sait qu'elle ne peut résister au charme évident du romancier, qui en retour apprécie sa nouvelle collègue. Outre son physique avenant, l’inspectrice lui tient tête et notre homme aime ça ! Du coup, Rick Castle résout un autre écueil ; il s’inspire de l’inspectrice Kate Beckett pour créer un nouveau personnage, la sulfureuse Nikki Heat.
Une fois acceptée la forte improbabilité d'un tel duo - un romancier et un policier - l'association des deux individus de sexe opposée et de mentalité antagoniste (le contraire n’aurait aucune utilité narrative) se révèle être intéressant à suivre.
Les enquêtes sont menées tambours battants et sans aucun temps mort. Elles comprennent de nombreuses joutes verbales entre les deux acolytes. Le facétieux Richard Castle est incapable de se taire et son tempérament expansif le pousse à commettre des bourdes amusantes. D'un autre côté, doté d'un esprit brillant et analytique, ses déductions aident grandement l'inspectrice du « NYPD » à résoudre les enquêtes.
Richard Castle est entouré dans sa vie quotidienne par deux rousses flamboyantes. Sa mère, est une ancienne actrice extravertie, légèrement portée sur la bouteille et sa fille est une adolescente au comportement plus mature que les deux adultes de sa famille.
Le téléspectateur comprend que Derek Storm, le protagoniste des romans de Rick Castle, est un équivalent sur papier de l’auteur. En se débarrassant de son héros, le romancier entame une nouvelle étape de son existence. Andrew W. Marlowe, le créateur de la série, décrit son personnage comme un « douchebag » - « un individu qui s’écoute parler » ; le patronyme de ce dernier sonne d’ailleurs comme « Rick Asshole ».
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