vendredi 18 septembre 2009

« Community » : « Pilote »


Jeff Winger est un jeune avocat qui vient d’être suspendu de ses fonctions. Le barreau de l’état de Californie, dans lequel il se trouve, a invalidé son diplôme. Il est obligé de retourner dans un centre universitaire, celui de Greendale, pour acquérir des unités de valeurs. A peine débarqué, ce baratineur né jette son dévolu sur Britta, une charmante étudiante aux cheveux blonds et bouclés.


Il aborde cette dernière à la cafétéria de l’école et lui fait croire qu’il est professeur d’espagnol. Il propose à la jeune femme, qui étudie cette langue, de se joindre au cours factice qu’il enseigne. Malheureusement pour notre dragueur invétéré, l’élève a fait passer le mot. D’abord seuls dans la pièce réquisitionnée, Jeff et Britta sont bientôt rejoints par un groupe d’étudiants aux tempéraments hétéroclites.

« Community » est une série « NBC » que j’avais repéré alors qu’elle n’était encore qu’au stade de projet. Hormis son sujet attractif, j’avais surtout noté la présence au casting de Chevy Chase, un acteur que j’ai entrevu dans quelques films sympathiques. Il interprète ici Pierce Hawthorne, un homme d’affaires marié et divorcé à sept reprises.

Hélas, à la vision du pilote de ce programme, j’ai surtout été interloqué par la vacuité du contenu qu’il propose. La « communauté » du titre ne constitue qu’un triste prétexte à rassembler des individus épars qui s’affrontent en des joutes verbales, aussi stériles qu’épuisantes. Sacrifiant à la formule « si je parle fort, c’est que j’ai quelque chose d’intéressant à dire », les personnages n’en finissent pas de vociférer et de gesticuler frénétiquement.

J’ai remarqué dans le programme la présence d’Abed, un protagoniste qui est un honteux condensé de deux personnages de la « sitcom » « The Big Bang Theory ». D’un côté, Rajesh Koothrappali, pour l’appartenance ethnique et de l’autre, Sheldon Cooper, pour la verve dont il fait preuve. Ici, les élucubrations scientifiques de l’escogriffe sont remplacées par une logorrhée à contenu essentiellement cinématographique.

Britta découvre bien vite l’entourloupe dont elle est victime. Devant les qualités d’unification de l’avocat et sa propension à entrevoir le meilleur chez ses semblables, la jeune femme passe l’éponge. Sous la pression du groupe, l’étudiante accepte même de diner en sa compagnie.

La conclusion est bien belle
, mais je vois mal pour l’instant où Dan Harmon - le créateur de la série - veut conduire le pauvre téléspectateur, qui d’aventure se serait égaré sur les terres ingrates de son programme. De plus, pour une série qui se positionne sur le créneau de la comédie, les rires - de l’autre côté du petit écran - sont plutôt absents.

Fidèle à mon habitude de toujours accorder le bénéfice du doute au pilote d’une nouvelle série, je suis prêt à visionner le second épisode de « Community ». J’espère juste que les agitations vaines des protagonistes laisseront la place à un résultat plus consistant.

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