samedi 19 septembre 2009

« Off the Hook »: (1x02)


Parmi les trois séries « Made in Britain » proposées par la « BBC », à l’occasion de cette nouvelle rentrée - à savoir « Lunch Monkeys », « Crash » et « Off the Hook », cette dernière est la seule que j’avais décidé de suivre. J’utilise l’imparfait, car après voir visionné ce deuxième épisode, les aprioris positifs éprouvés lors du pilote laissent la place à la plus grande perplexité. Le scénario est ici réduit à la portion congrue, pour ne pas dire qu’il est inexistant !


Pour des raisons de sécurité, le quatuor d’étudiants composé du sympathique Danny, du « pire meilleur ami que l’on puisse avoir », Shane, du neurasthénique Fred et du garçon manqué de la bande, Scarlet emménage au sein du bâtiment principal, dans un appartement plus salubre et agréable que le précédent. Hélas pour eux, le locataire invisible - mais terriblement bruyant, qui écoute de la musique « Techno » à plein volume - a lui aussi pris possession des lieux.

Danny est décidément un garçon très convoité. Déjà pris en sandwich entre sa colocataire, la blonde Scarlet et par une autre étudiante, la brune Becky, il est, au cours de cet épisode, également abordé par Maya - une fille exotique au look de Rappeuse - qui l’invite à la soirée « Hip-Hop » qu’elle organise.

Shane - qui possède un physique en adéquation avec sa mentalité - c’est-à-dire, gras et indigeste - se contente de jouer les utilités. Danny n’étant pas un aficionado de musique Rap, Shane va faire l’éducation musicale de son ami pour que ce dernier puisse conquérir le cœur de la belle Maya. Il lui inculque les rudiments vestimentaires, comportementaux et idiomatiques propres au mouvement.

De nouveau, le personnage le plus attrayant de la bande se trouve être Fred, le guitariste chanteur-compositeur névrosé. Chacune de ses apparitions à l’écran déclenche l’hilarité. Ce comportement est paradoxal, car sa présence pousserait un comique burlesque au suicide. Personnage profond et attachant, Fred est parcouru de contradictions irréfragables qui en font le protagoniste le plus complexe. Bien que totalement lymphatique et pessimiste, il attire néanmoins les sympathies de son entourage. Dans l’épisode précédent, une étudiante polissonne se jette dans ses bras ; dans celui-ci, un « Maître de cérémonie» l’invite à chanter sur scène. Cela me fait penser que je devrais visionner « The Inbetweeners », série dans laquelle l’acteur James Buckley (Fred) interprète le rôle de Jay Cartwright.

Il faut bien en convenir, le contenu de l’épisode n’est pas bien profond. Il tourne autour d’une poignée d’idées simplistes ; les nombreux blancs de l’intrigue étant comblés par des scènes gratuites. Encore une fois, l’indigence de ce programme estampillé « BBC » m’afflige. Il en ressort la fâcheuse impression que le terme « qualité » ne figure pas dans les priorités du cahier des charges de l’entreprise.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog