« Crash » est une série hospitalière conventionnelle produite pour le compte de la « BBC Wales » (le Pays de Galles). A l’occasion de la nouvelle rentrée, elle est le troisième programme proposé aux téléspectateurs britanniques - ainsi qu’à ceux du monde entier, par les miracles de la technologie.
Un quatuor de docteurs - deux de chaque sexe - fraichement diplômés de l’école de médecine intègre, de concert, le même hôpital public. Ils partagent tous la même demeure et sont inséparables comme les doigts de la main (amputé du pouce). Ils sont jeunes et idéalistes, comme des individus peuvent l’être à leur âge.
Rob Williams est la locomotive du groupe. Il se montre cordial avec les hommes et entreprenant avec les femmes. Cath Llewelyn est une personne extravertie, conscience de « son sex-appeal ». Ameer Mowad est confronté à un blocage psychologique, qui rend difficile l’exercice de sa profession. Rhian Matthews est la benjamine du groupe. Elle est blonde comme les blés et elle irradie tel un magnifique soleil de printemps. Tous sont dotés d’un récepteur de poche qui sonne en cas d’appel d’urgence (le « crash call », qui donne le titre à la série).
Le directeur de l’établissement hospitalier qui les reçoit - et qui leurs fait visiter au pas de course leur nouveau lieu de travail - n’avance qu’une seule requête. « Tous ce que l’on vous demande, c’est de faire votre possible pour ne pas tuer les patients ». Sa déclaration est teintée d’une ironie prémonitoire, car avant la fin du pilote, l’un des docteurs décèdera, mortellement poignardé par un patient déséquilibré.
A quoi reconnait-on des jeunes dans les programmes que la « BBC » acquiert ? Ces derniers courent frénétiquement dans tous les sens et ils écoutent de la musique cacophonique à plein volume. « Crash » ne déroge pas à la règle ! De plus, c’est la rentrée générale pour tous les protagonistes de tous les programmes. Cette obligation incontournable doit être inscrite à l’encre indélébile dans le cahier des charges de l’entreprise.
La qualité des programmes qu’achète la « BBC » doit être une donnée optionnelle pour cet organe de production et de diffusion de programmes de radio-télévision (sic) étatique. En effet, après le moyennement sympathique « Off the Hook » et le franchement médiocre « Lunch Monkeys » (voir critiques annexes), c’est au tour de « Crash » de ne point faire d’étincelle.
En revanche, le moins que l’on puisse avancer est que la série ne fait pas dans la demi-mesure. L’intrigue affiche soit un calme plat de très mauvais augure, aux travers d’évènements anecdotiques, soit un acte d’une irrémédiable ampleur, avec la mort aussi subite qu’inattendue d’un médecin du groupe. Hormis ce « Cliffhanger » hénaurme, « Crash » possède une trame scénaristique terriblement sage et convenue. Le téléspectateur est loin de l’originalité d’un « Nurse Jackie », ou même d’un plus classique « Hawthorne ».
Pourquoi les Gallois auraient-ils envies de visionner ce programme, alors qu’ils ont accès, comme tout un chacun, à une pléthore de séries hospitalières américaines de qualité ? Une quelconque histoire de fibre chauviniste, peut-être ? Avec une devise telle que : « pleidiol wyf i'm gwlad » (« Je suis fidèle à mon pays »), cela est fort à parier !
mardi 15 septembre 2009
« Crash » : « Pilote »
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