mercredi 30 septembre 2009

« The Good Wife »: « Stripped » (1x02)


Après que Peter Florrick, un homme politique influent, a été incarcéré pour une affaire de corruption impliquant une « Call-girl », Alicia, son épouse, se voit dans l’obligation de reprendre la vie active. Avocate de formation, elle intègre un cabinet prestigieux dans lequel - apparemment - elle ne s’occupe que d’affaires de femmes.


Dans « Stripped », Alicia Florrick enquête sur une affaire de viol. Christy Barbosa accuse le fils d’une des familles les plus influentes de la ville de Chicago, Les McKeon, d’avoir abusé d’elle. Le dossier se corse quand il est mis en évidence que la jeune femme d’origine hispanique occupe un emploi d’« Escort girl ».

Si d’emblée, Alicia - en femme bafouée - est convaincue de la véracité des faits, Will Gardner - un des associés du cabinet juridique - penche, un peu trop rapidement, vers la fausse accusation. En ce qui le concerne, la plainte déposée à l’encontre du notable est l’occasion rêvée, pour la jeune femme, d’empocher facilement une somme d’argent rondelle. Pour sa défense, Christy avance qu’elle n’a pas choisi son violeur.

A travers cette affaire, Alicia voit un moyen de se venger du comportement humiliant de son mari à son égard. Au delà du viol, l’avocate se penche sur le quotidien de femmes qui vendent leur corps à des hommes puissants. Ces derniers, qui possèdent argent et pouvoir, ont les moyens de payer pour assouvir leurs fantasmes les plus inavouables (relations sexuelles sans préservatif, BDSM, etc.).

Le milieu dans lequel Alicia évolue - son mari, mais également son propre employeur - est friand de ce genre de services sexuels. Alors qu’ils enquêtent dans le palace luxueux où le viol aurait eu lieu, Will Gardner est abordé par une élégante jeune femme qui attend de potentiels clients en compagnie d’autres collègues.

Alicia est secondée dans ses recherches judiciaires par Zack, son fils adolescent. Sorte de « nerd » BCBG, il aide sa mère grâce à ses connaissances informatiques. Pour contraindre l’avocate à abandonner les poursuites judiciaires, un mystérieux expéditeur dépose à son domicile une enveloppe. Cette dernière contient des clichés compromettants de Peter Florrick, en compagnie d’Amber Madison, la « Call-girl » responsable de sa destitution. Grace au logiciel Photoshop, le garçon découvre qu’il ne s’agit, en réalité, que de grossiers photomontages.

Loin d’être graphique, la violence décrite dans « The Good Wife » est implicite et sournoise, davantage psychologique que physique. Si elle bénéficie d’un casting irréprochable, la série - cossue et consensuelle - se révèle légèrement soporifique. « Formula show » conventionnel, le programme suit toujours le même itinéraire balisé, même si, heureusement, les enquêtes empruntent des chemins de traverse et connait quelques rebondissements.

Acquitté, dans un premier temps, par le juge chargé de l’affaire, l’accusé est rapidement appréhendé, dès sa sortie du prétoire, par les forces de l’ordre. La morale est donc de nouveau sauve !

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