jeudi 24 septembre 2009

« Mercy »: « Pilote »


Veronica Callahan est une infirmière urgentiste qui travaille au sein du « Mercy Hospital », à Jersey City, dans l’état du New-Jersey. Cette jeune femme, en plus d’être d’origine irlandaise, est animée d’un tempérament impulsif et entier. De retour d’Irak, où elle a servi son pays en tant que personnel soignant, elle rencontre quelques difficultés à se réadapter à la vie civile. De plus, son séjour au Moyen-Orient lui a laissé des séquelles, puisqu’elle souffre de légers troubles post-traumatiques.

Des parents portés sur la boisson, un frère cadet cajoleur, mais irritant et un petit ami bagarreur, qu’elle connait depuis l’école, finissent de compléter ce tableau chaotique. L’existence de Veronica se complique quand le Docteur Chris Sands, un amour passionnel qu’elle a rencontré en Irak, refait surface dans sa vie. Heureusement que l’infirmière peut compter sur l’amitié que lui portent Sonia Jimenez, une collègue de travail et Chloe Payne, une nouvelle recrue.

Enième série hospitalière aimablement offerte par la chaîne « NBC », « Mercy » se situe à la confluence de différents programmes. Le téléspectateur pense aux récents « Nurse Jackie », pour le tempérament entier de l’infirmière, mais aussi à « Royal Pains », pour l’intervention de fortune que Veronica pratique sur un accidenté de la route. Les créateurs essaient désespérément de rajeunir le style en mettant en scène un trio d’infirmières qui n’a pas dépassé la trentaine. Ils forcent tellement le trait, que le résultat en devient indigeste.

A l’image de l’héroïne, le téléspectateur est lui aussi écartelé entre deux antipodes. D’un côté, des séquences qui se situent dans la démonstration débridée, de l’autre des scènes qui frôlent la mort cérébrale. Embarqué sur les montagnes russes de l’intrigue, ce dernier décroche vite du spectacle. Du coup, le pilote qui dure quarante-cinq minutes, semble s’éterniser. Le manque flagrant d’originalité finit de l’achèver.

De façon assez incompréhensive, la ville entière s’est liguée contre le corps professionnel des infirmières. Veronica est sans cesse houspillée par son entourage hospitalier, que ce dernier appartient au camp des patients ou à celui des médecins.

En dépit de ses efforts désespérés pour se démarquer de ses consœurs, « Mercy » n’est qu’une série hospitalière de plus, qui n’apporte rien au genre, mais qui ne lui enlève rien non plus. Un programme de « Statu quo » complet !

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