samedi 19 septembre 2009

« The Office » : « Gossip » (6x01)


Je viens de visionner à l’instant le premier épisode de la sixième saison de cette série prétendument comique de « NBC ». Que les aficionados de « The Office » excuse mon scepticisme et ma perplexité, mais je reste dubitatif quant à l’intérêt d’un tel programme, tout comme j’ai du mal à m’exp
liquer son étonnante longévité.

Dans la séquence d’ouverture, trois employés de « Dunder Mifflin Inc. » - dont l’incontournable Michael Scott, le responsable régional - s’initient à la technique du « Parkour ». Les « traceurs » circonspects évoluent d’abord dans les bureaux de leur entreprise, avant d’essaimer sur le parking. L’un deux finit prisonnier dans l’emballage en carton d’un réfrigérateur, sous l’objectif incrédule du caméscope d’un collègue.

Si l’on excepte cette scène humoristique complaisante, mais relativement amusante, quels sont les éléments qui méritent d’être sauvés dans la suite du programme ? Les rumeurs que le machiavélique Michael fait circuler au sujet de ses employés occupent le reste de l’épisode. Et elles ne sont pas reluisantes, pas plus qu’elles n’honorent celui qui les colporte : tel collaborateur est « gay », une autre est enceinte, un troisième entretient une relation amoureuse. De plus - surtout si l’on considère la personnalité pernicieuse de l’employeur - j’imagine fort que le thème du commérage a déjà été évoqué auparavant.

En résumé, l’impact humoristique de cet épisode est réduit, l’intrigue est inexistante, la morale est douteuse, mais le résultat - c’est évident - est pitoyable ! Majoritairement filmé en décors intérieurs, avec des moyens techniques limités, ce court programme est vite rentabilisé. Il remplit à moindres frais les grilles de programmes de milieu de soirée de la chaîne « NBC ». Mais où se situe l’intérêt du téléspectateur dans cette histoire ?

A choisir entre « Parks and Recreation », diffusé juste avant et « The Office », il n’y a pas l’ombre d’une doute ! Je préfère de loin le personnage dynamique de Leslie Knope, avec sa verve et sa bonhommie naturelle, plutôt que celui du cynique Michael Scott et de la mentalité malsaine, glauque et hypocrite de l’entreprise de papèterie qu’il dirige.

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