« The CW » propose la cinquième livraison de cette série qui allie paranormal et action. A l’occasion de la rentrée, elle est couplée avec la nouveauté « gothico-romantique » de la chaîne, « The Vampire Diaries » (voir critique annexe du pilote).
« Supernatural » continue de suivre les péripéties rocambolesques des frères Winchester. Dean, l’ainé autoritaire et Sam, son cadet soumis, sont marqués par une étrange malédiction depuis leur plus jeune âge alors qu’enfants, ils ont vu leur mère « grimper au plafond » avant de se consumer. La fratrie est confrontée au monde surnaturel et à ses démons et elle est aidée dans sa tâche par le rugueux mais docte Bobby Singer.
Au cours de la saison précédente, Dean se demandait pourquoi Dieu et ses Archanges -notamment à travers l’intervention du très constantinien « Castiel » - s’intéressait à sa petite personne. Cette question lui brulait les lèvres en dépit du fait qu’il était revenu du royaume des morts après avoir passé plusieurs semaines sous terre. Il retrouvait Bobby et Sam qui doutaient de son intégrité. Ici, la lutte contre Lucifer et les Archanges, menés par Zachariah, continue de plus belle.
Filmé le plus souvent en intérieur et dans des décors sombres, la quatrième saison n’inspirait qu’un intérêt très limitée. Répétitive et ennuyeuse, elle était, de plus, totalement dépourvu d’un minimum d’humour second degré qui permettrait d’accepter plus facilement cette débauche d’actions basiques, d’apparitions démoniaques diverses et de crépitements d’éclairs vite épuisants. Un clin d’œil comique est néanmoins adressé lors d’un court passage dans lequel apparait « Yosemite Sam », le fameux personnage acariâtre des «Merrie Melodies/Looney Tunes », confronté au Diable (épisode « Yosemite Sam Goes to Hell »).
Ruby/Meg - que le téléspectateur croyait morte à la fin de la période précédente - réapparait à l’occasion d’une scène de combat rapide mais intense. La demoiselle, qui est très remontée à l’égard de ses meurtriers, n’épargne pas sa peine. Elle est renvoyée illico « ad patres », mais pour combien de temps ?
Les scènes les plus réussies et les plus émouvantes de cet épisode se déroulent lors des séances de prosélytisme de Lucifer. L’ange, déçu par les actes de Dieu, tente de convaincre Nick, un pauvre homme dont la femme et l’enfant ont été tués, de lui servir de réceptacle. Il est victime d’hallucinations répétées dans lesquelles il converse avec son épouse. Il entend également son enfant pleurer et il voit des flots de sang couler de son berceau.
Pour le lecteur qui connaitrait, peu ou prou, la teneur explicite de ce programme, il faut lui signaler qu’il ne fait guère dans la dentelle et encore moins dans l’originalité. « Supernatural » ressemble au piétinement d’un troupeau de buffles lancés à vive allure et au fil du temps, cette fâcheuse propension ne s’est pas améliorée. « Sympathy for the Devil » n’a pas tiré les enseignements de la saison précédente et l’épisode souffre des mêmes lacunes scénaristiques de ses prédécesseurs.
A l’origine, « Supernatural » avait été créée pour être un équivalent des « X-Files » à destination d’un public adolescent. On y trouvait des clins d’œil appuyés à la série de Chris Carter et une participation active de collaborateurs et d’acteurs qui y étaient associés. Les frères Winchester combattaient le « monstre de la semaine » avant que la série ne sombre dans une obsession (dé)monomaniaque de très mauvais augure. « Supernatural » est un équivalent sous testostérone de « Ghost Whisperer », la série « CBS » qui doit reprendre du service en mai 2010, à l’occasion, elle aussi, d’une cinquième saison.
Plus que jamais, le jeu d’acteur de Jensen Ackles - qui interprète Dean Winchester - est monolithique et limité à l’extrême. Avec son physique épais, le potentiel « Captain America » (?) est incapable de faire passer le moindre sentiment, émotion ou passion. Le regard vide et les traits figés, il récite mécaniquement, mais le visage irrémédiablement renfrogné, ses lignes de dialogues sans grande conviction.
L’épisode se clôture par la séparation provisoire de Dean d’avec son frère Sam, sur un parking nocturne. Le premier, toujours aussi peu aimable et compréhensif, reproche au second d’avoir choisi la proximité d’un (délicieux) démon plutôt que la sienne. Un petit conseil, Dean, « Pour être aimé, il faut être aimable » !
dimanche 13 septembre 2009
« Supernatural »: « Sympathy for the Devil » (5x01)
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