mardi 29 septembre 2009

« Trauma » : « Pilote »


Si chaque chaîne de télévision se doit de posséder son « drame » médical, ce dernier nécessite de se différencier de ceux de la concurrence. Avec « Trauma », « NBC » a décidé de frapper un grand coup. Diffusée juste après « Heroes », le lundi soir, cette nouvelle série - qui suit le quotidien d’une équipe d’urgentistes dans les rues de San Francisco - n’est pas une adepte du consensus. Soit on aime son style nerveux, voire volontairement brouillon, soit - et c’est mon cas - cette frénésie de scènes d’actions vous laisse indifférent.


Après « Mercy », nouvelle série médicale dont le pilote a été proposé la semaine dernière, « NBC » complète son doublé. L’action de « Trauma » se déroule hors des murs de l’enceinte hospitalière. Résolument moderne, ce programme à l’intitulé idoine se situe à la confluence de long-métrages tels que « Tonnerre de feu » (John Badham) et « À tombeau ouvert » (Martin Scorsese).

Une équipe médicale au sol est secondée dans les airs par un hélicoptère des « Rescue Angels ». Sa mission est d’évacuer les blessés gravement atteints vers les hôpitaux les plus proches. Normalement complémentaires, les membres qui composent ces deux brigades ne sont pas avares en dissensions.

A grands coups d’explosions, le prologue du pilote montre une collision aérienne entre deux hélicoptères dans laquelle l’appareil des « Rescue Angels » est impliqué. Nancy Monahan - une urgentiste qui partage sa vie avec Reuben Palchuck, le pilote concerné - est particulièrement traumatisée par cette tragédie. A date anniversaire, les protagonistes font leur réapparition à l’écran. Après la catastrophe aéronautique, le duo de créateurs - décidément très enfantin - réitère sa démonstration avec un accident autoroutier tout aussi tragique.

Une fois retrouvée la terre ferme, Reuben Palchuck tente d’impressionner sa co-pilote. Dans un remake d’une scène du film « Bullitt », le conducteur inconscient descend à toute allure les artères en pente de la ville côtière. Il arrache la portière d’un véhicule à l’arrêt, et le conducteur éméché, qui s’apprêtait à en sortir, se retrouve avec l’annulaire sectionné.

N’étant pas un aficionado de carambolages, de démonstrations pyrotechniques et de courses-poursuites, la vision du pilote de « Trauma » m’a laissé comme un arrière-gout de futilité insondable. Scénaristiquement indigente, la série se complète de maigres dialogues couverts par une bande-son bruyante et une musique assourdissante. Les scènes de tension qui - si elles étaient isolées - pourraient posséder un potentiel dramatique, tournent rapidement au procédé gratuit. « Trauma » ou la démonstration emphatique pour le simple plaisir !

Le quatre octobre prochain débarque sur les antennes de la chaîne « ABC » ; « Three Rivers ». A la lecture de son « pitch » - le don d’organes vu par les différentes parties concernées - cette énième « drama » médicale devrait se situer davantage dans la réflexion et moins dans l’exhibition puérile.

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