lundi 19 octobre 2009

« Bored to Death »: « The Case of the Lonely White Dove » (1x05)


Au pied d’un cénotaphe, l’écrivain journaliste Jonathan Ames a rendez-vous avec un gangster russe bibliophile, fraichement libéré de prison. L’amant passionné lui demande de retrouver la trace d’un amour fugace. Ce dernier ne connait sa dulcinée - une envoutante chanteuse de cabaret - que sous son nom de scène, « Irina, la colombe blanche esseulée ». Le soir même, le détective amateur se rend au « Tatiana », un établissement russophone, sis à « Brighton Beach ». Ses premières tentatives pour retrouver les traces de la belle Irina se déroulent sous des auspices glaciaux.


Comme il est beaucoup question de relations amoureuses dans « Bored to Death », les deux amis de Jonathan rencontrent, eux aussi, des contrariétés sentimentales. Ray Hueston, le dessinateur de « comic-books », doit composer avec Leah, sa compagne constamment insatisfaite. Confronté à la désertion de son lectorat féminin, George Christopher - l’éditeur de magazines - veut s’essayer à la bisexualité. Selon l’avis de son thérapeute, il s’agit du seul moyen d’appréhender le « moi intime » des femmes. Aux péripéties de l’enquête, notre « Love detective » ajoute ses affaires de cœur. Il invite son ex-petite amie, Suzanne, à diner dans le cadre romanesque du « Tatiana ».

Aux sons des valses entrainantes, les scénaristes en charge de cet épisode - dont Jonathan Ames - délivrent une fougueuse histoire d’amour impossible. Il était temps, après le duo de rendez-vous insipides offerts précédemment. La culture populaire russe se prête à merveille à l’immersion dans un milieu tonitruant. Du coup, l’ensemble des clichés liés à cette communauté passionnée peuvent exprimer leur quintessence.

Conseillé par son client, Jonathan Ames s’essaie à cette détermination masculine, qui lui fait cruellement défaut. Il ne faut pourtant pas s'attendre à voir l’écrivain s’impliquer dans des actes de violence physique. Les seules armes qu’il maitrise parfaitement sont les mots. La preuve en est cette scène où il utilise de manière détournée un poing américain prêté par son ami Ray. Il n’en ceint pas sa main, mais le lance à la tête de l’assaillant comme un vulgaire caillou. L’important est que le résultat escompté soit le même.

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