lundi 12 octobre 2009

« Bored to Death »: « The Case of the Stolen Skateboard » (1x04)


Pendant que Ray Hueston est mis à contribution par un couple de lesbiennes, afin qu’il fasse don de son sperme, la compagne de l’illustrateur requiert les compétences de détective privé de Jonathan Ames, afin qu
’il aide une amie végétalienne.

La combattante de la cause animale souhaite que Jonathan retrouve le skateboard de son jeune fils, subtilisé par un adolescent et sa bande de copains. Comme elle n’a pas les moyens de payer ses honoraires, elle fait miroiter à l’enquêteur un paiement en nature. Une fois l’objet récupéré, une course poursuite s’ensuit en différents endroits de Brooklyn. Grâce à l’intervention de George Christopher, son ami éditeur, Jonathan a toujours une longueur d’avance. Mais la bande d’adolescents ne lâche pas l’affaire. Non seulement les efforts du détective amateur ne sont pas récompensés en retour, mais tout laisse à croire qu’il va se faire rosser !

Au fil des épisodes - le quatrième, en occurrence - « Bored to Death » apparait comme une série décevante. Ce court-programme « HBO » trahit les attentes du téléspectateur, qui plaçait en lui quelques espérances. Son ambiance très « bobo » - qui oscille entre affectation et insouciance - n’illustre pas vraiment le postulat de départ. J’attendais de voir défiler l’ensemble des clichés liés au métier de détective privé, tels qu’ils apparaissent dans les romans noirs. Le créateur de la série n’aurait rajouté qu’une touche d’humour acide et de nombrilisme lié au personnage d’écrivain/journaliste de Jonathan Ames.

Jonathan Ames - pas s
a version fictionnelle interprétée par Jason Schwartzman, mais son pendant dans la vie réelle - appelle à la rescousse ses amis, afin qu’ils apparaissent en « guest-stars ». Après le réalisateur Jim Jarmusch, la semaine dernière, c’est au tour de la ravissante Parker Posey - une des égéries du cinéma indépendant américain - de rejoindre le casting de la série. Le procédé est certes plaisant, pour qui est sensible à ce genre d’interventions, mais complaisant, il se réalise aux dépends de la qualité du scénario.

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