dimanche 4 octobre 2009

« Glee »: « The Rhodes Not Taken » (1x05)


Will Schuester est le professeur d’espagnol qui a relancé la chorale au « William McKinley High School ». Il doit palier le manque de talent de ses artistes en herbe et leur incapacité à s’investir. Il va donc faire appel à une gloire du passée, à l’époque où il étudiait dans l’établissement. La quarantaine, April Rhodes (Kristin Chenoweth) n’a rien perdu de son éclat, ni de son talent. Pour les besoins de l’expérience, elle réintègre le système scolaire et s’attire la sympathie de certains élèves. Personnage flamboyant, mais légèrement portée sur la bouteille, April devient rapidement ingérable et manque de la discipline nécessaire pour se fondre au sein d’un groupe.

Les chanteuses vedettes de la chorale ne se lassent pas de leurs va-et-vient incessants. Après la défection de Rachel Berry, pour cause d’égocentrisme, c’est au tour de Quinn Fabray - la chef des « Cheerleaders » - de devoir se retirer. Le sacerdoce d’artiste est incompatible avec une grossesse. Will Schuester va donc chercher April Rhodes, un béguin de jeunesse, au grand désespoir d’Emma Pillsbury, la psychologue en orientation, qui voit en elle une rivale.

Ce subterfuge judicieux permet également au créateur de la série, Ryan Murphy, d’importer un élément fort à son intrigue. A elle seule, April Rhodes possède plus de personnalité que tous les membres de la chorale réunis. Il en est de même de l’actrice qui l’interpréte - Kristin Chenoweth (Olive Snook dans « Pushing Daisies »). Sans être vraiment mauvais, l’ensemble des acteurs qui composent les personnages de la chorale manquent légèrement de charisme.

Un épisode après l’autre, l’envie de retrouver les personnages de « Glee » s’émousse. La raison principale - déjà évoquée dans la notule précédente - est que l’intrigue papillonne sans cesse et ne se pose jamais très longtemps sur un protagoniste spécifique. Il est vrai qu’avec ces ses tonalités chatoyantes et ses personnages colorés, le programme ressemble à un champ de fleurs printanières. Déconnecté de l’essence même des personnages, le téléspectateur ne peut établir avec eux un système d’identification profond et s’en désintéresse.

Même la psychologie des personnages les plus emblématiques reste en surface. Je pense, par exemple, à l’acerbe Sue Sylvester, l’entraineuse de l’équipe des « Cheerleaders ». A la question suivante : « Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? ». « Parce que ! » - réponse qu’apporte Ryan Murphy et ses cocréateurs - n’est pas, en ce qui me concerne, entièrement satisfaisante.

L’intrigue - autant que les personnages qu’elle rassemble - est trop indécise. Rachel va-telle se décider, oui ou non, à intégrer la chorale scolaire ? Finn Hudson - entre la blonde Quinn et la brune Rachel - va-t-il enfin arrêter son choix ? Autant de questions que le téléspectateur aimerait voir élucider, afin que l’intrigue puisse avancer, au lieu de s’enliser, comme tel est le cas actuellement !

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