samedi 10 octobre 2009

« Dollhouse » : « Belle Chose » (2x03)


Terry Karens, un jeune homme de bonne famille, traite les femmes littéralement comme des objets. Il aime jouer à la poupée en kidnappant de jeunes et belles femmes. Il leur injecte une drogue paralysante et les agence, dans des mises en scènes sophistiquées. Alors qu’il quitte son loft luxueux pour remplacer une « poupée » qu’il vient de casser, Terry est renversé par une voiture.


Il souffre de graves lésions cérébrales et Bradley Karrens - son oncle, client assidu de la « Dollhouse » - demande à Adelle DeWitt de le prendre en charge. En réalisant une radiographie de son cerveau, Topher Brink découvre que la partie dédié à l’empathie est atrophiée. Terry possède le profil psychologique d’un psychopathe.

Le corps de Terry étant plongé dans le coma, Topher Brink transfère son esprit dans le corps de l’actif Victor, afin de lui faire comprendre conscience de l’immoralité de ses actes. Terry/Victor est interrogé par le chaperon d’Echo, Paul Ballard, un ex-agent du FBI, qui mène l’interrogatoire à la manière d’un « profiler ». Bradley Karrens, qui n’apprécie pas que l’on traite son neveu comme un criminel, l’aide à s’évader. Mal lui en prend, car le jeune psychopathe l’assomme et s’enfuit, à la recherche de nouvelles victimes.

De son côté, Echo est programmée pour satisfaire les désirs érotico-littéraires d’un professeur de lettres anglaises quinquagénaire. Ce dernier s’offre le fantasme de l’étudiante délurée, qui vient réclamer une meilleure note contre une partie de jambes en l’air.

Une panne de courant frappe l’installation électrique de la « Dollhouse ». Elle perturbe les appareils de contrôle électroniques et les empreintes des deux personnalités sont échangées par intermittence, celle de Kiki/Echo et celle de Terry/Victor.

Avec un postulat de départ motivant et une scène d’introduction des plus prometteuses, le scénariste en charge de l’épisode - il s’agit pourtant de Tim Minear - transforme « Belle Chose » en une dissertation soporifique et verbeuse. Hormis le bavardage incessant et la psychologie au rabais développée, l’épisode se visionne avec un plaisir relatif.

L’intrigue est, il est vrai, légèrement poussive - l’utilisation de la panne électricité et des échanges d’esprits louche vers le « Deus ex machina » - mais cela fait belle lurette que le téléspectateur exigeant n’attend plus de miracles de la part de cette série signée Joss Whedon. La scène dans laquelle Kiki/Victor se déchaine sur la piste de danse d’une discothèque, en aguichant des étudiants, est plutôt amusante. Il est vrai qu’une tranche d’humour permet de faire avaler plus facilement la pilule.

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