A Seattle, la « Fringe Division » enquête sur une série de meurtres perpétrés par des individus sans histoire. Tous souffrent d’hallucinations dans lesquelles les membres de leur entourage prennent des apparences démoniaques.
Le premier cas concerne un employé qui défonce le crane de son patron à coups d’attaché-case métallique. A l’hôpital dans lequel il est gardé en observation, le trio composé de l’agent du FBI, Olivia Dunham et de ses deux collègues, Peter Bishop et son père, Walter, découvre un individu terrorisé par la portée de ses actes.
Agité de convulsions oculaires désordonnées, le patient meurt rapidement d’épuisement extrême. Walter Bishop, qui déteste l’atmosphère de la ville, demande à réintégrer son laboratoire, à Boston. Accompagné d’un agent du FBI local, il rapatrie le cadavre, en vue d’une autopsie. Le savant dérangé y découvre une incision sur la nuque et une puce électronique implantée dans l’hypothalamus, la partie du cerveau qui contrôle les rêves.
L’objet en sa possession, Philip Broyles se renseigne sur sa provenance, auprès de Nina Sharp, la porte-parole de « Massive Dynamics ». Cette dernière l’aiguille sur la piste d’un éminent spécialiste du sommeil, le docteur Laxmeesh Nayak. Restés à Seattle, Olivia et Peter lui rendent visite dans sa clinique révolutionnaire. Le duo découvre que l’employé décédé faisait parti d’un groupe de patients traités pour de graves insomnies. Bientôt, de nouvelles victimes désemparées viennent se rajouter à la liste.
Dès les premières images, le téléspectateur - fan des « X-Files » - ne peut s’empêcher de faire le lien entre « Dream Logic » et un épisode de la série de Chris Carter, « Folie a Deux » (5x19). Il peut également penser à « Sleepless » (2X04), dans lequel des soldats sont utilisés comme cobayes dans des expériences de privation de sommeil. Plus que de décalques éhontés, il s’agit davantage d’hommage à la série culte !
Si les meilleurs rendez-vous que nous donnaient les agents Mulder et Scully se déroulaient généralement hors « mythologie » - à savoir, la collusion entre gouvernement américain et extra-terrestres - « Fringe » - à l’inverse - pêche par manque d’originalité quand elle s’éloigne dela sienne, soit la lutte entre les deux mondes parallèles.
Plus que l’enquête principale - plutôt soporifique et téléphonée - il faut retenir le travail de deuil effectué par Olivia Dunham. L’agent du FBI, qui se sent responsable de la mort de son ami et confident, Charlie Francis, se confie à Peter Bishop. Elle évoque une de ses premières expériences professionnelles en compagnie de son défunt collègue. L’air de rien, l’intervention du psychanalyste Sam Weiss (il rappelle le Docteur Tom, celui d’Erica Strange, dans la série canadienne « Being Erica ») est d’un grand secours. Si on pense qu’au début, Olivia est atteinte de collectionnite aigüe - quand elle demande à ses interlocuteurs s’ils possèdent des cartes de visites professionnelles - on découvre, à la fin, qu’il s’agit d’un étrange petit jeu mis en place par l’original psychothérapeute. Personnage scénaristiquement très motivant, je le verrais bien prendre de l’importance au fil des épisodes.
Les relations qui unissent Walter Bishop à son fils (son clone ?) n’en finissent pas d’être énigmatiques et ambivalentes. La trame de l’épisode sert à se pencher au dessus de l’abime de l’existence de Peter et de son enfance, frappée du sceau de l’opacité.
De nouveau, « Dream Logic » démontre que, face à la dureté du monde qui les entoure et aux évènements inquiétants auxquels ils sont confrontés, les protagonistes de « Fringe » trouvent un réconfort apaisant au sein de leurs relations et dans le lait de la tendresse humaine qu’elles distillent.
vendredi 16 octobre 2009
« Fringe » : « Dream Logic » (2x05)
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