jeudi 15 octobre 2009

« Glee » : « Throwdown! » (1x07)


La bataille au sommet fait rage entre Will Schuester, le professeur d’espagnol et Sue Sylvester, l’entraineuse des « Cheerleaders » pour la succession de la chorale de l'école, dont le premier a été destitué dans l’épisode précédent. Au programme de « Throwdown! », de la danse, du chant mais aussi du ch
antage ! Beaucoup de chantage !

« Throwdown! » est l’épisode dans lequel Sue Sylvester donne la pleine mesure de son talent de manipulatrice et de garce égocentrique. Will Schuester essaie de la suivre sur son propre terrain, mais il se montre un triste épigone.

Pour obtenir ce dont il désire, tout le monde y va de son petit chantage odieux ! Rachel Berry succombe à celui d’un prétendant binoclard. Blogueur scolaire autant que solitaire, ce dernier lui demande - en échange de son silence sur la grossesse de Quinn Fabray - une culotte usagée. Terri Schuester - aidée de sa sœur - intimide son gynécologue. Le médecin asiatique, non content de se livrer devant l’époux à un simulacre d’écographie, est obligé de prétendre qu’il ne s’agit plus d’un garçon, mais d’une fille. Ce changement de sexe coïncide avec la propre grossesse de Quinn, dont Terri veut adopter l’enfant. Le père en a les larmes aux yeux !

Une fois de plus - et cela n’étonnera personne - la palme d’or revient à Sue Sylvester. Elle menace le proviseur Figgins de dévoiler à l’ensemble du lycée qu’il apparait dans une publicité pour des collants de contention. Elle découvre dans le placard du Blogueur binoclard la culotte sale de Rachel. Elle l’oblige à publier sur son blog l’information concernant la maternité de la chef des « Cheerleaders ». Simplement naïf, Finn Hudson - le futur papa - désire prénommer son enfant à naitre « Drizzle », soit traduit en français « Bruine ». Original ! La maman, elle, en reste dubitative.

Mais le talent de Sue Sylvester ne s’arrête pas à l’art du chantage. Equivalent du « Trickster » mythologique, la virago offre dans cet épisode un véritable festival de tours pendables, de menaces à peines voilés, de crises de nerfs ménopausées et de caprices infantiles. Après avoir houspillé le pauvre Will durant la totalité de l’épisode, elle rendra, tout de même, son tablier à la fin. Le téléspectateur appréciera le sens de la discrimination positive dont elle fait preuve. Elle vire tout les blancs anglo-saxons normalement constitués et ne garde au sein de la chorale, que « le garçon homo », « l’asiatique un », « l’asiatique deux » ou « les roues », comme Logan/Wolverine appelait le professeur Xavier, dans le premier opus de la franchise « X-Men ». Du coup et selon ses désirs, Mercedes devient la « black diva » du nouveau groupe. Et pour la sportive en tenue Adidas, le piano s’appelle « la chose noire pour faire de la musique ».

J’émets juste une petite remarque concernant le couple Schuester. Apparemment, le rôle de Will, au sein de son foyer, se limite à être un mari plutôt qu’un amant. Dans le cas contraire, comment se fait-il qu’il n’a jamais remarqué que Terri portait une prothèse pour simuler sa grossesse ? En revanche pas de trace du nouveau couple à la mode formé d’Emma Pillsbury, la psychologue en orientation et de Ken Tanaka, l’entraineur de l’équipe de football américain. Bizarrement, leur présence ne manque pas.

« Throwdown! » est asséné comme un coup de poing dans l’estomac. Principalement focalisé sur le combat « Schuester/Sylvester », l’épisode va, de nouveau, à l’essentiel et ne se disperse pas inutilement. Comme quoi, une intrigué serrée permet à Ryan Murphy - géniteur de « Glee » - de délivrer des rendez-vous efficaces.

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