« Vitamin D » annonce le grand retour sur le devant de la scène de l’entraineuse des « Cheerleaders » et bête noire de Will Schuester, le responsable de la chorale du lycée McKinley. En retrait depuis quelques épisodes, Sue Sylvester se réapproprie le terrain à sa façon inimitable et en utilisant son arme de prédilection, la manipulation psychologique.
En salle de repos, Sue surprend une conversation entre Will et Emma Pillsbury, ponctuée de petits gestes complices. La perfide entraineuse réalise que pour « détruire la chorale, il faut annihiler l’homme qui l’anime ». Elle n’hésite pas à mettre l’épouse de Will dans le secret et lui propose d’intégrer le personnel du lycée afin de surveiller le couple. Sue se débarrasse de l’infirmière scolaire, en la faisant choir dans les escaliers et Terri, qui ne possède pourtant aucune connaissance médicale, prend sa place.
Finn Hudson - le « quarterback » vedette de l’équipe de football américain - est sur les rotules depuis qu’il jongle entre ses entrainements sportifs et ceux, artistiques, de la chorale. De plus, tiraillé entre Rachel Berry et Quinn Fabray, il ne sait plus de quel côté son cœur penche.
Terri Schuester possède une réponse unique à tous les problèmes du quotidien, la prescription de tablettes de décongestionnant. Bientôt Finn, mais aussi Rachel et l’ensemble des membres de la chorale, font preuve d’une énergie débordante. Envahissante, Terri ne laisse plus une seconde de répit à la relation que Will entretient avec Emma. Ken Tanaka, également boosté par les pilules miracles, trouve le courage de demander à Emma de l’épouser.
Quand Monsieur Figgins, le directeur de l’établissement, découvre le pot aux roses, il démet Terri de ses fonctions d’infirmière scolaire. Même s’il ignorait tout des agissements de son épouse, Will l’accompagne dans sa chute. Il garde son poste d’enseignant de langue espagnole mais il doit laisser sa place de responsable de la chorale à Sue Sylvester ! Quand Will apprend de la bouche d’Emma qu’elle accepte la proposition de l’entraineur de football, son petit monde personnel finit de s’écrouler autour de lui.
Hormis d’être le jour du Seigneur, le dimanche est une période d’accalmie pour l’amateur de programmes télévisuels. Comme aucune série n’est diffusée ce jour-là, il peut visionner les épisodes qu’il na pas pu voir en semaine. Après quelques rendez-vous, « Glee » a malheureusement changé de position dans ma liste des priorités.
Avec « Vitamin D », Ryan Murphy - le « showrunner » de la série et la scénariste de l’épisode - semble revenu à plus de sagesse. L’intrigue s’éparpille moins entre les différents protagonistes et surtout, elle ne va pas chercher à l’extérieur, les éléments dont elle a déjà à profusion sous la main. Les personnages se font aussi moins caricaturaux, sauf en ce qui concerne Sue Sylvester. Comme une poire pour la soif, le profil psychologique de l’entraineuse des « Cheerleaders » est gardé pour la suite. Le téléspectateur découvre néanmoins qu’elle synthétise sur le papier de son journal intime les réflexions de sa plume atrabilaire.
A force de se côtoyer au sein de la chorale, l’équipe des « winners » et celle des « loosers » se mélangent en de fins entrelacs, dans lesquels les personnalités monolithiques s’estompent. Si les premiers - à l’image de Quinn Fabray - s’adoucissent, les seconds, en revanche, prennent de l’assurance. Seule Rachel Berry reste égale à elle-même et elle syncrétise les antipathies des deux camps, qui hier encore s’affrontaient.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire