samedi 17 octobre 2009

« Parks and Recreation »: « Sister City » (2x05)


Leslie Knope et son équipe municipale des « Parcs et Espaces verts » de la ville de Pawnee, dans l’Indiana, accueillent leurs homologues de Boraqua, au Venezuela, une cité toute aussi fictive, avec laquelle elle est jumelée. Si en dépit d’incompréhensions dues aux différences culturelles, la rencontre connait quelques anicroches, elle se transforme rapidement en incident diplomatique. En effet, Leslie Knope refuse de s’incliner devant la politique du nouvel homme fort de l’état sud-américain. Le chèque mirobolant que ce dernier offre à la ville, afin de combler le fossé et de construire un parc n’y change rien !


« Sister City » est avant tout l’occasion d’opposer deux conceptions antagonistes du monde. D’un côté, une Américaine exprime ses convictions démocratiques personnelles, de l’autre, un quatuor réactionnaire et sexiste - en uniforme militaire, de surcroit - débite la parole exclusive d’Hugo Chavez et de sa cause populaire. Le scénario n’est donc pas propice au rapprochement amical entre les peuples, mais plutôt à l’affrontement irréductible.

Malheureusement, la caricature exacerbée dans laquelle tombent les séides de « El Presidente » ne conduit pas invariablement au rire. Loin s’en faut ! Succession de scénettes amusantes, l’épisode est plaisant, mais pas vraiment « révolutionnaire ».

Ainsi, quand Leslie Knope évoque la réception donnée en leur honneur, les représentants vénézuéliens imaginent que les femmes présentes dans la délégation sont des prostituées. Raoul, le chef du quatuor, jette son dévolu sur Donna, car il apprécie tout particulièrement les « femmes noires corpulentes ». De même, il se figure que Tom Haverford, en raison de son origine ethnique, est le factotum de service. Le collaborateur de Leslie Knope en prend d’abord ombrage, puis se ravise, quand Raoul lui distribue des pourboires, à chaque fois qu’il exauce une de ses demandes. Donna, quant à elle, est trop heureuse d’être enfin reconnue à sa juste valeur. On découvre que d’origine portoricaine, April Ludgate - la stagiaire apathique - s’exprime dans un espagnol parfait. Succombant aux sirènes des pétrodollars et, accessoirement, au charme latin des membres de la délégation, les deux femmes les accompagnent au Venezuela.

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