mercredi 28 octobre 2009

« Sons of Anarchy »: « Potlatch » (2x08)


A peine libérés de prison - grâce à l’entremise d’un influent homme d’affaires local - les membres de la « SAMCRO » réenfourchent les grosses cylindrées des affaires délictueuses. Si l’organisation dirigée par Clay Morrow affronte des puérils externes - dont le moindre n’est pas Ethan Zobelle et sa « LOAN » - les dissensions sont également d’ordre interne. Deux factions antagonistes s’affrontent, sur fond de conflit générationnel et de « complexe d’Œdipe ». Hormis qu’ici, le fils - « Jax » - veut tuer son beau-père, Clay. Même la tentative de Gemma Teller-Morrow, de ressouder son petit groupe autour d’un diner convivial, échoue.


Virtuose et captivant dans son entièreté, « Potlatch » mélange avec intelligente conflits psychologiques et affrontements physiques. L’humour n’est pas en reste, puisque l’épisode réintroduit Chuck Marstein, le comptable véreux atteint de masturbation compulsive. Précédemment livré par la « SAMCRO » aux « Triades » chinoises, ce personnage involontairement comique ne doit la vie sauve qu’à l’intervention bienveillante d’Alex « Tig » Trager. Un trait de caractères que personne ne lui connaissait ! Si Chuck s’est fait sectionner la plupart des doigts - afin qu’il évite de se toucher les parties génitales - le téléspectateur est heureux d’apprendre que Kip « Half-Sack » Epps a - en revanche - retrouvé un deuxième testicule de substitution, après avoir perdu l’orignal lors du conflit irakien.

Les scénaristes en charge de l’écriture de « Potlatch » rendent également un hommage vibrant à la cultissime série « Agence tous risques ». Une séquence, dans laquelle membres de la « SAMCRO » et de la « LOAN » échangent moult coups de feu à découvert, se déroule sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer de part et d’autre.

Ethan Zobelle utilise la célèbre stratégie du « diviser pour mieux régner », afin de semer les graines de la discorde entre bandes rivales. Pour l’occasion, il renie ses principes raciaux en privilégiant les « Mayans » au détriment de la « SAMCRO ». La seule erreur commise est de refuser la contrepartie financière tendue par le leader du gang hispanique en échange de la livraison d’armes. Un mauvais point pour le flegmatique racialiste !

La descente aux enfers continue donc pour les « Fils de l’Anarchie ». Cette dégringolade est plutôt jouissive pour le téléspectateur, agacé de leurs pieds de nez constants à la légalité, sans qu’ils ne soient jamais inquiétés. A défaut des forces de l’ordre, le gang de « bikers » est enfin rattrapé par la fameuse justice poétique. Et je n’évoque pas l’intérêt scénaristique de les faire rencontrer des adversaires plus puissants !

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