lundi 5 octobre 2009

« Three Rivers »: « Place of Life » (Pilote)


Les amoureux des « drama » médicales vont être aux anges. La chaîne « CBS » leurs offre cette nouvelle production à l’intitulé sibyllin. De facture beaucoup plus classique que les « shows » de la concurrence - « Mercy » et « Trauma », deux programmes diffusés sur « NBC » - « Three Rivers » table davantage sur la continuité que sur une quelconque originalité, pas toujours fructueuse.


Le Docteur Andy Yablonski est un chirurgien cardiologue de réputation mondiale. Un jeune patient éthiopien, frappé de malformation cardiaque, n’hésite pas à braver déserts et océans pour venir se faire soigner dans les services médicaux qu’il anime. Andy Yablonski - à l’instar de Teddy Rist dans la série « The Philanthropist » - a droit à un panégyrique flamboyant de la part du jeune Africain, qui connait sa biographie par cœur. Sans jeu de mots.

L’intitulé de la série fait référence au nom de l’hôpital de Pittsburgh, en Pennsylvanie, dans lequel se déroule le drame. Mais « Three Rivers » évoque surtout la confluence de trois artères, celle des donneurs d’organes, celle des receveurs et celle de celui, qui - comme le Docteur Andy Yablonski et son équipe - fait la liaison entre les deux. Une véritable chaîne de vie.

Le pilote démarre fort - plus dans la sensiblerie, que dans l’action, d’ailleurs. Hormis un adolescent qui avale des objets métalliques - pour attirer l’attention de ses parents, « Place of Life » met en scène un receveur - une jeune femme enceinte qui est sur le point d’accoucher et un donneur - Mahmoud Rahimi - un accidenté d’origine arabe - victime de son vivant de l’ostracisme « post-attentats du 11 septembre ». Sa famille - et notamment sa fille - voit d’un très mauvais œil que l’institution médicale lui demande de faire don de son organe vital, afin de sauver la vie d’une jeune Américaine bon teint.

Propre sur elle, « Three Rivers » ravira les aficionados de séries médicales qui favorisent la réflexion et les rapports humains, plutôt que le suspense ou le sensationnalisme. Il n’y a pas vraiment de surprise, puisque le téléspectateur possède de fortes présomptions quant à la l’issue de l’épisode. La parturiente est sauvée dans les minutes qui précédent le générique de fin, car la famille de la victime Rahimi - et notamment sa fille - revient à de meilleurs sentiments.

Cette critique, peu inspirée, est à l’image du pilote de la série. A défaut d’un arrêt cardiaque, j’ai failli mourir d’ennui et d’un décrochement de la mâchoire. De deux choses l’une, soit je suis un individu vraiment réfractaire aux séries hospitalières (hormis en ce qui concerne « Nurse Jackie », la fameuse exception qui confirme la règle), soit « Three Rivers » est vraiment un programme soporifique et convenu.

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