Dans cet épisode, Hank Moody connait une fin de soirée et un début de matinée très agités. Sa fille Becca ayant - fort heureusement découché chez Chelsea Koons, sa meilleure amie - la demeure angeline de l'écrivain se transforme en une véritable scène de théâtre de vaudeville. Maitresse attitrée (Jackie, l'étudiante « stripteaseuse »), amantes occasionnelles (Jill Robinson et Felicia Koons), mari cocufié (Dean Stacy Koons), amis de longue date (Charlie Runkle) ou pique-assiette sexuel et grossier (Rick Springfield) défilent, tels de pathétiques spectres désincarnés, dans ce rendez-vous à l'intitulé de circonstance.
« The Apartment » est un épisode qui se déroule entièrement en huis-clos. Il respecte les règles du théâtre classique, à savoir « unités de lieu, de temps et d'espace ». Ce comportement est très pratique, pour une série qui - désormais – fait preuve de pingrerie à tous les niveaux. Nous sommes bien loin, ici, du frais et pétillant long-métrage éponyme du regretté Billy Wilder.
Tom Kapinos – le créateur de « Californication », également scénariste de cet épisode - est pris en flagrant délit de manque total d'inspiration. La série en est réduite à offrir un pathétique défilé de femmes dénudées, qui agitent - sous le nez du téléspectateur – davantage affligé, qu'émoustillé, je l'espère ! – paires de fesses et de seins de tous calibres. Heureusement – emphatique - l'intrigue de l'épisode nous épargne la présence cauchemardesque de Sue Collini ! Arrivé à ce piètre niveau de qualité narrative, il est humainement impossible d'imaginer qu'une quatrième saison de « Californication » soit déjà à l'étude !
On retiendra - pour la peine - la scène d'épilogue, durant laquelle Hank et Becca sont tranquillement posés sur le sofa du salon. Tendresse familiale et explications sereines apportent un peu de fraicheur à la débauche sexuelle de la journée. Après toute cette agitation frénétique, un moment de répit et de réflexion sont les bienvenus. A cet effet, la fille demande au père, quel intérêt trouve-t-il à coucher avec toutes ces différentes femmes ? Les considère-t-il comme de « vulgaires vagins sur pattes », toutes juste bonnes à assouvir ses appétits libidinaux ? Réponse désolée et évasive du géniteur ! Hank ne peut que s'excuser, auprès de l'adolescente tétanisée, de la tournure chaotique que son existence a pris depuis le départ de sa femme légitime. Karen van der Beek - désormais architecte à New-York – est présente, sans l'être et elle veille - à distance – aux intérêts scolaires et à l'intégrité psychologique de sa chère tête brune. Une mission difficile pour elle, voire quasiment impossible !
lundi 16 novembre 2009
« Californication » : « The Apartment » (3x08)
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