lundi 30 novembre 2009

« Californication » : « Dogtown » (3x10)


Sur les ordres de Rick Springfield – le rockeur « has-been », dont il n'a pas voulu exécuter les quatre volontés – Charlie Runkle est licencié de son poste d'agent par Sue Collini, son infâme employeur. Afin de lui changer les idées, Hank Moody entraîne son meilleur ami dans une virée de débauche nocturne durant laquelle les deux hommes vont perpétrer « Les Quatre Cents Coups ».


De leur côté, les femmes de la tribu Moody – Karen et Becca – ainsi que Marcy Runkle s'offrent une soirée beaucoup plus sage entre « filles ». L'adolescente montre, une fois de plus, un comportement davantage adulte et censé que celui des deux quadragénaires réunies. Fleur bleue, Becca est outrée d'entendre « tante » Marcy mélanger « problèmes de cœur » et « histoires de cul ».

Dans un bar branché, Hank embrasse Charlie, pour faire la nique à un client grossier et éméché. Dans une librairie, l'écrivain subtilise un exemplaire de la version originale de « South of Heaven » - son premier roman - dédicacé à une certaine « Kelly ». Dans une supérette, Hank dissuade deux petits truands de voler des bouteilles d'alcool au tenancier asiatique. Perdus dans les vapeurs de l'ivresse, le duo d'amis redescend rapidement sur terre, lorsque les malfrats pointent le canon d'un pistolet sur leur tempe ! En cet instant fugace durant lequel un drame tragique et inéluctable peut intervenir, Charlie et Hank voient leur existence défiler devant leur yeux.

Il fallait bien le licenciement de Charlie Runkle pour amorcer l'intrigue de ce gentil épisode de « Californication ». Le scénario de « Dogtown » semble avoir été rédigé sur le coin d'une nappe en papier, dans un quelconque restaurant, que davantage réfléchi. L'épisode, lui-même, paraît presque filmé à la sauvette, sans demande formelle d'autorisation préalable. Dans un sens, c'est cette précipitation qui lui donne son petit charme ! Tourné pratiquement entre amis - sans l'apport habituel des gloires défraichies que j'abhorre - Kathleen Turner, en tête – ce dixième rendez-vous en est presque sympathique. La fin de la troisième saison est proche – plus que deux épisodes, avant le baisser de rideau – et il est à craindre que l'aréopage pitoyable ne fasse sa réapparition.

Une quatrième saison de « Californication » étant inévitable, j'espère que Tom Kapinos – le créateur de la série – ainsi que son équipe de scénaristes fassent preuve de davantage d'inspiration et de bon-goût. Ce troisième volet indigent a totalement manqué sa cible ! Personnellement, je ne vois pas ce que pourrait apporter un nouvel opus, hormis permettre aux principaux intéressés à continuer de gagner leur « petite croûte » !

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