A la lecture de la notule rédigée, en juillet dernier - sur ce même blog - le lecteur peut constater le peu de crédit que j'accordais à cette insipide série diffusée sur les antennes de la chaîne britannique « BBC Three ». Avec la « season premiere » de ce troisième rendez-vous, j'espérais que le duo de créateurs composés de James Corden et de Ruth Jones – ils interprètent également les personnages de Neil « Smithy » Smith et de Vanessa « Nessa » Shanessa Jenkins – auraient eu l'intelligence de revoir, à la hausse, la qualité intrinsèque de leur programme. Apparemment, ils ont décidé de continuer sur la lancée de la médiocrité.
Le brun Gavin Shipman - le protagoniste de la série - intègre un nouvel emploi de cadre administratif, au sein d'une entreprise « high-tech », à l'environnement verdoyant. L'épilogue durant lequel Gavin prend contact avec son environnement professionnel est surtout l'occasion de présenter - aux infortunés nouveaux téléspectateurs - l'univers familial et étriqué qui compose son quotidien.
Le contacte d'abord par téléphone, Stacey West-Shipman - sa blonde et accorte épouse – toujours aussi évanescente. Elle passe son temps à lire des magazines qui traitent de psychologie de bas-étage et à écumer des boutiques de mode, en compagnie de sa meilleure amie. Puis c'est Pamela Andrea Shipman et Michael « Mick » Shipman – les parents de Gavin – qui viennent aux nouvelles. L'employeur du jeune homme - alors présent dans les locaux qu'occupent Gavin - ne s'offusque guère des appels intrusifs.
Si Gavin et sa famille appartiennent à la classe moyenne anglaise, les amis du trentenaire, Vanessa « Nessa » Shanessa Jenkins – son mari et leur nouveau-né – appartiennent au milieu prolétarien. D'ailleurs, le trio loge dans un lotissement de « mobil-homes ». « Nessa » travaille dans un parc d'attractions et trimballe son bambin sur son dos, tout en s'affairant aux tâches quotidiennes que requiert son emploi. Je n'ose évoquer la personnalité de Neil « Smithy » Smith – le meilleur ami de longue date de Gavin – véritable « boulet », que le scénario présente comme l'individu le plus drôle de la tribu (on n'est jamais mieux servi que par soi-même). Enfin, il existe un gouffre entre désir et réalité et « Smithy » est loin de le combler !
Le reste de l'épisode est consacré au baptême du fils de Vanessa Shanessa Jenkins, et dont Neil Smith est le géniteur attitré. Entre indispensable présentation familiale, passage obligatoire au sein de l'église, onction délivrée par le pasteur, réception arrosée et tonitruante, les développements laborieux nous conduisent difficilement vers la conclusion des trente – et interminables – minutes durant lesquelles s'étale l'épisode. Le bambin serré entre ses bras, Stacey a des envies de maternité et elle lance des œillades à Gavin qui - en ce qui le concerne - est moins convaincu ! J'entrevois avec horreur les ébauches d'une quatrième saison durant laquelle le couple pourrait devenir parents !
Passage fortement évocateur du rendez-vous, Gavin - de retour à demeure - visionne de pitoyables programmes locaux, en attendant la venue de sa bien-aimée. Ce dernier le fait d'un air ennuyé, à la manière du téléspectateur devant le spectacle affligeant de la série dans laquelle il évolue ! En quelque sorte, « une mise en abyme » révélatrice !
A la vision de « Gavin and Stacey » et consorts, le télespectateur français se demande pourquoi les Anglais sont-ils incapables de produire des séries télévisuelles de qualité ? Mais peut-être que de l'autre côté de la Manche, les « Rosbifs » doivent se poser la même question, si d'aventure, ils visionnent des programmes hexagonaux produits par les « Froggies » !
En résumé, « Gavin and Stacey » est un programme sans envergure aucune, destiné uniquement à une audience exclusivement « anglo-anglaise ». Une véritable perte de temps ou, dans la langue de William Shakespeare, « A fucking waste of time ! ».
J'ai regardé - il y a quelques mois - un film d'inspiration érotico-fantastique intitulé « Lesbian Vampire Killers ». Si le titre était incitatif ou racoleur - c'est selon – l'histoire dans lequel évoluait James Corden and Mathew Horne (alias Gavin Shipman) ne laissait plus aucun doute quant aux aptitudes indigences du talent des deux acteurs. Pour leurs défenses, je tiens néanmoins à signaler que le scénario était l'œuvre conjointe de Paul Hupfield et de Stewart Williams !
dimanche 29 novembre 2009
« Gavin and Stacey » : (3x01)
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