dimanche 15 novembre 2009

« Fringe » : « Of Human Action » (2x07)


A New-York, une escouade de policiers - menée par une inspectrice chevronnée - arrêtent un duo, responsable du kidnapping d'un adolescent. A peine les brigands appréhendés, les agents des forces de l'ordre se suicident ou s'entretuent. Plus tard, la situation tragique se répète. Descendus dans une épicerie de quartier, afin de s'emparer de la recette du jour et de quelques provisions, les ravisseurs laissent derrière eux les cadavres du gérant et d'un client téméraire, également morts de leur propre main. A chaque fois, Tyler Carson – l'adolescent prisonnier - est témoin des massacres.

Scientifique émérite chez « Massive Dynamics », le Docteur Carson est le père de l'enfant. Contactée par Nina Grey - la porte-parole du groupe industriel - Phillip Broyles lance, sur la piste des truands, les trois agents de la « Division Fringe », Olivia Dunham et les Bishop. L'agent de la sécurité intérieure américaine note que - fait étrange - les deux hommes possèdent un passé criminel vierge de toute action délictueuse.

En échange de la libération de l'adolescent, les kidnappeurs réclament la somme de deux millions de dollars. L'agent Dunham subodore que l'argent ne sert qu'à détourner l'attention d'un objectif supérieur ; soutirer des informations technologiques au chercheur, qui œuvre sur un procédé aéronautique révolutionnaire. Ce dernier allie contrôle mental et pilotage d'avions de combats, contrôlés à partir du sol.

Le professeur Walter Bishop rapatrie dans son laboratoire occulte le corps de la femme policier. Si le déconcertant scientifique optait pour l'hypnose, afin d'expliquer le suicide des différents individus, la présence de nombreux hématomes sur le cerveau de la défunte, laissent à penser que les victimes ont succombé à un contrôle mentale, perpétré par l'un des deux individus.

Au moment de l'échange rançon/Tyler Carson, la transaction tourne au désastre. Peter Bishop – incrédule – s'aperçoit que tous les protagonistes du drame ont joué le rôle des dindons de la farce. En tête, les deux infortunés kidnappeurs, qui n'ont été que les marionnettes de l'adolescent manipulateur.

L'intrigue de « Of Human Action » est menée de main de maître, jusqu'à découverte du pot-aux-roses, rapidement éventé, d'ailleurs. Ensuite, un certain ennui assaillent le téléspectateur, même si les relations conflictuelles qui unissent Tyler Carson à son père scientifique trouvent un écho à celles que connaissent les Bishop, père et fils. Avec au milieu, l'image de la mère absente, mais Oh ! Combien indispensable !

Après une première saison saisissante et un « finale première », qui laissait présager un futur scénaristique radieux, preuve est de constater que la série développée par J. J. Abrams et ses deux acolytes déçoit les attentes des fans de « Fringe ». Ce qui jouent en faveur du « show », diffusé sur la « FOX », c'est que ses protagonistes sont plus humains que les caricatures des deux machines de guerre télévisuelles de la concurrente chaîne « ABC ». Olivia Dunham, Walter et Peter Bishop, Phillip Broyles et même la vipérine Nina Sharp sont bien plus attachants - de part leurs forces et leurs faiblesses - que leurs homologues inertes de « FlashForward » et plus encore de « V ». Pour cette dernière série, on se demande qui, des humains ou des reptiles, font preuve de plus d'expressivité !

Incontestablement, « Fringe » a perdu de sa verve d'antan. Il semble davantage avancer par automatisme que par réelle conviction. La mythologie des mondes parallèles est reléguée aux oubliettes, sauf cas exceptionnel et anodin, comme l'épilogue de cet épisode dans lequel Nina Sharp communique avec son employeur, William Bell, par le biais d'un traitement de textes inter-dimensionnel.

La trouvaille et l'utilisation de l'ours en peluche - vestige de l'enfance de Peter Bishop – est légèrement incongrues. La reproduction des bruits intra-utérins - censées protéger la brigade d'intervention des agents du FBI – est peu crédible.

« Fringe » - et le présent rendez-vous composé de « Of Human Action » - fonctionne néanmoins, mais surtout aux yeux d'aficionados – dont je fais partie – qui sont prêts à passer l'éponge sur certaines invraisemblances et faiblesses narratives. Le thème du conflit des générations - traité ici de façon relativement originale - et les relations antagonistes, mais néanmoins empreintes d'une grande tendresse, qui unissent les Bishop sauve cet épisode moyennent convaincant.

Le final de cet épisode - l'arrestation et la mise en quarantaine du « monstre de le semaine » - rappelle le procédé cher aux « X-Files ». Encore un hommage révérencieux d'Abrams et des siens à l'œuvre majeure de Chris Carter.

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