dimanche 29 novembre 2009

« Glee » : « Hairography » (1x11)


Peut-être parce qu'il a conscience de la faiblesse scénique de la chorale scolaire qu'il anime, le professeur d'espagnol, Will Schuester, rencontre la volontariste principale d'un « lycée-prison ». Il souhaite que ses chanteuses/danseuses viennent faire une démonstration de leur talent devant leurs homologues du « William McKinley High School ».


Si Will et l'ensemble de ses apprentis-artistes tombent sous le charme des jeunes filles désinhibées, Rachel Berry fait remarquer à l'enseignant que leur prestation se limite à une vulgaire démonstration de « hairographie ». En effet, les « Cailleras » utilisent leur chevelure volumineuse et ébouriffée et leur formes affriolantes pour détourner l'attention du spectateur sur la médiocrité de leur art. Mais Will s'entête et fournit à l'ensemble de ses élèves de ridicules perruques et les attifent de telle sorte qu'ils ressemblent aux jeunes filles susmentionnées.

Victime de la phobie du changement ambiant, Quinn Fabray décide de donner une nouvelle chance au véritable géniteur de son enfant, Noah Puckerman. Une séance de « baby-sitting » la convainc que « Puck » - en dépit de sa coupe de cheveux « mohawk » - ferait un excellent père. Afin de se débarrasser du consciencieux Finn Hudson - son « boy-friend » attitré - la magnifique blonde jette littéralement Rachel Berry dans ses bras. Elle requiert les avis éclairés du précieux Kurt Hummel pour rendre Rachel plus glamour. Mais la parturiente ignore que ce dernier a également succombé aux charmes du « Quarterback ». Loin des préférences esthétiques de Finn, l'étudiante aux gommettes dorées est transformée en une vulgaire aguicheuse méconnaissable.

Véritable girouette qui change de direction au moindre coup de vent – ses hormones maternelles, certainement - Quinn décide de garder son enfant. Elle en avise Terri Schuester - l'épouse de Will - qui devait en hériter. Mais l'incontournable et manipulatrice Kendra veille aux intérêts de sa cadette.

La rencontre de Will Schuester avec le proviseur « joyeusement » mal-entendant d'un établissement - mais surtout la prestation émouvante de ses élèves sourds-muets - lui fait prendre conscience que la sobriété et la sensibilité prônent toujours sur l'effervescence et le cliché ! L'interprétation gestuelle de « Imagine » - la célèbre composition de John Lennon – est le moment le plus émouvant et le plus remarquable de l'épisode. Ne pouvant résister au spectacle de ses mains qui flottent gracilement dans les airs et aux paroles maladroites du « lead singer », la volubile Mercedes Jones – rapidement suivie de ses collègues – rejoint la troupe des élèves handicapés.

Redescendue sur terre, Quinn Fabray revient auprès de Finn Hudson, quand elle découvre que « Puck » restera toujours un incorrigible polisson. En dépit de ses assertions de fidélité, ce dernier échange avec les filles les plus « sexy » du lycée des messages à caractères pornographiques.

L'épisode signe le retour tonitruant de Sue Sylvester. La responsable des « Cheerleaders » du lycée démontre qu'elle n'a pas perdu – même après un détour au chevet de sa sœur ainée, trisomique – la malignité qui l'anime.

Avec « Hairography », lé téléspectateur a l'impression de grimper à bord de véritables montagnes russes. Changements de caps inopinés et haut les cœurs sont au programme de ce onzième épisode de « Glee ». L'agitation ambiante frappe l'ensemble des choristes et les autres protagonistes du « show ». Si, effectivement, la multiplication d'actions antagonistes se déroulent au sein de la structure narrative de l'épisode, le retour final et abrupt au « statu quo » les annihilent complétement. J'avais déjà reproché à la série créée par le trio Ryan Murphy, Brad Falchuk et Ian Brennan d'user et d'abuser de ce procédé pendable. Ici, il est utilisé à son paroxysme. Du coup, les personnages ne subissent pas de véritables changements décisifs, qui les font s'orienter dans une direction précise. Ces atermoiements deviennent à la longue légèrement agaçants pour le pauvre telespectateur, qui ne sait plus à quel saint se vouer !

« Hairography » se clôture par « True Colors » - la magnifique chanson de Cyndi Lauper - interprétée ici par Tina Cohen-Chang, l'asiatique de la chorale. Le message des « showrunners » est clair ! C'est à chacun de nous de découvrir ce qui se cache derrière les apparences et les masques qu'arborent les individus au quotidien. « De visu », la chose n'est déjà pas aisée, mais à travers le miroir déformant d'une série télévisuelle, elle se transforme en véritable challenge. Il reste à savoir si - à l'image de Will Schuester - Murphy et ses compères ont intégré la leçon ! L'utiliseront-elle pour de futurs épisodes ou – au contraire – opteront-ils, de nouveau, pour la constance de l'inconstance de Noah Puckerman ?

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