Will Schuester - professeur d'espagnol et leader de la chorale scolaire du lycée « William McKinley » - choisit – aujourd'hui - le thème de la « ballade », dans le but de motiver les aspirations musicales de ses élèves. Selon sa définition, « cette forme raconte une histoire exaltante sur fond musical ». Par le biais du hasard - des prénoms, tirés dans un chapeau haut-de-forme - des duos improbables se composent. Finn Hudson – le « Quarterback » de l'équipe de football américain - s'associe à Kurt Hummel, l'homosexuel amoureux en silence du sportif ; Mercedes Jones – la « black diva » - se retrouve en compagnie de l'abrupt Noah Puckerman et surtout, Rachel Berry succombe au charme vocal et professoral de son enseignant, Will Schuester.
Face aux demandes insistantes de Quinn, les époux Fabray acceptent de recevoir, dans leur magnifique demeure bourgeoise, la présence de l'heureux élu, Finn Hudson. Une robe virginale est confectionnée par la mère de Quinn. Si cette dernière se doute de l'état de parturiente dans lequel se trouve sa fille, elle n'en pipe mot à son époux obtus. La rencontre entre Finn et les Fabray alcoolisés tournent rapidement au désastre ! Au détour d'une chanson - aux paroles pourtant sincères - l'intéressé - qui croit que l'affaire est entendue - reconnaît la paternité de l'enfant, que porte sa compagne. Silence embarrassé du père Fabray, qui – du coup – répudie sa chère fille, du domicile parentale. La maternité avant le mariage, est un crime de lèse-majesté, que ce couple aux tendances « WASP », prononcées et foncièrement hypocrites, ne saurait tolérer ! Heureusement, Quinn trouve une oreille attentive et un toit accueillant, chez la mère de Finn, beaucoup plus compréhensive.
Dans un accès de rage, mal contenu, Noah Puckerman confie à sa partenaire de chant - Mercedes Jones - qu'il est le véritable géniteur de l'enfant, que porte Quinn Fabray. Silence embarrassé de l'afro-américaine, qui, d'habitude, n'est pas avare en répliques cinglantes !
Devant les œillades insistantes que lui lancent Rachel, Will Schuester fait un bond dans le passé, à l'époque où une autre élève amourachée - Suzy Peppers – en pinçait pour lui. La jeune hystérique lui téléphonait – nuitamment – à demeure, alors qu'il partageait, avec sa femme Terri, le lit conjugal. Dépitée, cette dernière avait tenté de se suicider avec un poivron (« pepper ») noir, ramené du Mexique ! Sur les sollicitations de sa moitié, Will tente de faire comprendre à Rachel que leur amour est impossible, notamment à cause de leur différence d'âge. La prise de conscience est – en partie - déclenchée par les paroles de la chanson « mashup » (voir épisode précédent, pour l'explication de ce terme musical) du chanteur britannique Sting, « Don't stand so close to me ! ». Malheureusement, si Rachel éprouve un amour aveugle à l'encontre de Will, ce dernier est également sourd !
Devant la dévotion qu'éprouve Rachel pour Will, son épouse - Terri – transforme l'étudiante obnubilée, en véritable soubrette soumise, qui devient cuisinière émérite et femme de ménage obéissante. Une manière pour l 'épouse frustrée, de se venger de l'intérêt que portent de jeunes midinettes à son mari ! Sur ces entrefaites, Suzy Peppers réapparait dans l'enceinte de l'établissement scolaire, et elle fait prendre conscience, à sa collège d'infortune, que la bataille amoureuse, pour conquérir le cœur de Will est perdue d'avance.
« Ballad » utilise - à outrance - le procédé de la voix « off ». A savoir, le téléspectateur entend tout haut, ce que les protagonistes pensent tout bas ! Les pensées des personnages sont extériorisées de manière évidente. Ils mettent en avant leurs désirs et leurs aspirations profondes et intimes.
Après son apparition incongrue - et relativement peu crédible, dans l'épisode précédent - Sue Sylvester, n'apparait pas dans cet épisode. « Ballad » annonce – en revanche, le retour d'Emma Pillsbury - la psychologue en orientation - qui se morfond toujours pour l'attachant Will !
L'excellent hebdomadaire d'informations «Courrier International » définissait - récemment - la chaîne « Fox » - antenne sur laquelle est diffusée « Glee », série créée par Ryan Murphy - comme un « network » réactionnaire. Le message de tolérance, à tendance quasi-obamienne, prouve plutôt le contraire, d'où incrédulité de ma part à l'encontre des assertions tenues par la revue. « Glee » est un programme « cucul la praline », qui dégouline de bons sentiments et qui comporte des chansons aux contenus fortement sirupeux. De plus, Ryan Murphy – homosexuel notoire et nullement honteux - utilise librement le personnage de l'impeccablement vêtu Kurt Hummel, comme miroir déformant de ses aspirations. La « Fox », une chaîne rétrograde ? Non décidément, je ne trouve pas !
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