vendredi 27 novembre 2009

« Sons of Anarchy » : « The Culling » (2x12)


Branle-bas de combat pour la « SAMCRO », qui s'en va lutter contre Ethan Zobelle et les membres de la « LOAN ». Le méticuleux homme d'affaires, accompagné de son groupe racialiste, s'est installé dans la ville de « Charming », en début de la saison deux. Ses visées ethniques - dont le but était, à l'origine, de débarrasser la cité de la présence des gangs de couleurs – cachaient une réalité plus matérialiste. En bon capitaliste, Zobelle est venu s'emparer du commerce illégale dirigé par Clay Morrow et saper son autorité. Ainsi, il n'hésite pas à s'allier avec le gang hispanique des « Mayans » et tremper, avec eux, dans le trafic d'armes et de drogues.


Véritable défenseur de la cause blanche, son bras-droit - le sociopathe A.J. Weston - découvre la supercherie. Il est a deux doigts de descendre l'homme qu'il considère désormais comme un traite, lorsque Polly, la fille de Zobelle - armée et déterminée - l'en dissuade. Ce petit nerveux, tatoué d'un symbole runique à la gorge, est le grand perdant de l'affaire. La garde de ses deux jeunes garçons lui est retiré et il est écroué, en fin d'épisode, pour avoir incendier le « Caracara », les studios qui produisaient des films pornographiques et qui servait de couverture au trafic d'armes de la « SAMCRO ».

Si la « LOAN » se paye une déculotté mémorable, de son côté, la « SAMCRO » revient en odeur de sainteté ! Oublié toutes les dissensions internes qui gangrénaient le groupe de Clay Morrow. Ce dernier – afin de venger l'agression et le viol de sa femme, Gemma Teller-Morrow, par des séides de Zobelle, dont A.J. Weston – a décidé de remettre les compteurs à zéro et d'absoudre les « pêchés » de tous les contestataires (son beau fils, « Jax »), les traitres (« Chibs » Telford) et les autres fauteurs de troubles de son gang (« Piney » Winston). « Opie » Winston a complétement oblitéré de son esprit le décès brutal de son épouse ; il pardonne à Clay sa responsabilité flagrante dans le meurtre de Donna. La présence de la douce Lyla - l'actrice de films « X » - possède des effets lénifiants sur sa personnalité colérique.

« The Culling » étant l'avant-dernier épisode de cette deuxième saison de « SoA », tous les protagonistes sont appelés à défiler sur la scène du drame. Cela fait beaucoup de monde à gérer et les situations narratives se multiplient à l'envie. June Stahl, l'agent de l'ATF - et sa pléthore de co-équipiers - est bien sûr de la partie. Manipulée par « Jax » et consorts, elle est la grosse dinde de la farce. Si le vieux shérif, Wayne Unser, se range toujours du côté de la « SAMCRO » ; son jeune adjoint, David Hale, décide - de nouveau – de jouer les contre-pouvoirs, face à son supérieur hiérarchique et à ses amis motards.

« The Culling » - action qui consiste à débarrasser un troupeau de certaines de ses bêtes – peut être entrevu comme une grande fête de « Thanksgiving ». Et son menu abondant se révèle parfois difficile à digérer ! Si Clay Morrow rassemble l'ensemble de ses troupes autour de sa personne, la « reine » Gemma s'occupent de mettre à l'abri femmes, enfants et alliés invalides, dont l'infortuné Chuck Marstein. Hélas, « The Culling » s'avère - « in fine » - assez décevant pour le téléspectateur et ce, pour différentes raisons.

La toute première objection concerne la terrible armada que lève Clay Morrow pour lutter contre ses adversaires. Cette débauche est-elle nécessaire face à la « LOAN », qui est composé d'une armée de « douze singes », maigrement équipée ? A moins que cette démonstration de force ne sert qu'à asseoir, de nouveau, le pouvoir branlant du vieux chef ! Deuxièmement, la situation revient à son point de départ et de « statu quo », ce qui - scénaristiquement - est terriblement frustrant. Troisièmement, Zobelle et sa clique n'ont – en définitif – pas tenu le rôle d'ennemis irréductibles auxquels nous nous attendions. Le leader est, en réalité, ce qu'il semble être : une grosse baudruche – calme et raisonnée - mais somme toute, relativement inoffensive ! Il se fera d'ailleurs volontairement arrêté par le Shérif Hale et ses adjoints afin d'échapper, avec sa fille, à la vindicte de Clay Morrow et des siens. Pour se faire, il avoue aux forces de l'ordre - présent dans son établissement - posséder une quantité impressionnante de drogue.

Parmi cette effervescence masculine - parfois inutile - je retiens surtout une poignée de scènes qui se déroulent entre femmes. Gemma et Tara abordent la question religieuse et le sacerdoce que chacune d'entre elles accomplit ; la défense de la famille, dans un sens élargi, pour la première, la sauvegarde de la vie humaine, dans le même contexte, pour la seconde. Condescendante, Gemma apprend à sa belle-fille - qu'en tant que compagne de « Jax » - elle doit accepter les égards et la déférence que les membres du gang lui témoigne. Dorénavant, tout comme elle, Tara tient un rôle prépondérant au sein du gang. La chirurgienne intègre la leçon, au-delà de toute espérance. Elle n'hésite pas à violemment molester et à menacer ouvertement l'administratrice de l'hôpital, qui l'a congédiée, il y a peu !

La semaine prochaine - lors du treizième épisode intitulé « Na Trioblóidí » - le rideau va tomber sur l'acte deux de l'excellent spectacle que représente la série créée par Kurt Sutter. D'une durée de quatre-vingts dix minutes - selon les dires du « showrunner » - des rebondissements et un « cliffhanger » à la mesure de la qualité du programme sont à prévoir. Le téléspectateur l'espère en tout cas fortement, histoire de ne pas succomber à la déception et d'attendre la troisième saison avec une impatiente fébrile !

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