« Wheels » - le titre de ce neuvième épisode de « Glee » - renvoie principalement au personnage d'Artie Abrams, le joueur de guitare électrique paraplégique. Les budgets manquent au collège William McKinley et le principal Figgins ne peut financer les déplacements en autobus de la chorale, conduite par Will Schuester. Le professeur d'espagnol – également enseignant de chant et de danse - a l'idée d'organiser une collecte de fonds, en faisant vendre aux membres de son groupe des gâteaux qu'ils auront fabriqués.
La location d'un véhicule spécial - à même de transporter Artie - serait trop onéreux, ce dernier doit compter sur son père, pour l'accompagner à la manifestation. Le sang de Will Schuester ne fait qu'un tour, face à l'indifférence du reste de la chorale, devant l'handicap qu'affronte l'étudiant. En effet, il considère que tous les artistes en herbe sont des rouages (« Wheels ») d'une même machinerie et que toutes les « pièces » sont indispensables à son bon fonctionnement. Afin de sensibiliser ses élèves, il les oblige à se déplacer - trois heures par jour – à bord d'un fauteuil roulant manuel, du type qu'utilise Artie.
L'imbroglio amoureux qui unit de manière chaotique le trio composé de Finn Hudson, de Noah Puckerman et de la parturiente, Quinn Fabray n'en finit pas de s'étendre. Si Noah est le géniteur officiel de l'enfant que porte Quinn, cette dernière préfère que Finn - qu'elle trouve plus mature, que l'étudiant à la coupe de cheveux « mohawk » - en soit le tuteur légal. La maternité possède un coût conséquent et Quinn enjoint Finn – le dindon de la farce - à se rendre au charbon. Également concerné par l'affaire, Noah met la main à la pâte. Les deux meilleurs amis en arrivent aux mains, lorsque la situation devient inextricable.
Rachel Berry et Kurt Hummel s'opposent dans une compétition de chant, particulièrement difficile. Élu par le reste de la chorale, le vainqueur – qui interprètera le « solo » le plus convaincant - aura le droit d'exécuter le morceau. L'étudiant homosexuel – qui possède un timbre de voix féminin – laisse gagner sa rivale, car il ne souhaite pas que l'ostracisme qui le frappe, quant à ses orientations sexuelles, ne déborde sur son père.
La vente de charité rencontre un véritable succès et une partie de l'argent récolté revient à Artie Abrams. Généreux, ce dernier l'utilise pour faire construire une rampe d'accès pour handicapés à l'auditorium, qui servira à tous ses semblables. Il se rendra à la manifestation, en compagnie de son père.
Si « Wheels » est un épisode à la trame scénaristique efficace et complexe – du moins en superficialité - le téléspectateur ne peut s'empêcher de ressentir, à sa vision, comme un arrière-goût de guimauve prononcé. Les situations développées en sont si « politiquement correctes », qu'elles en frôlent l'écœurement. Évidemment, j'évoque la décision de Will Schuester de faire endosser à ses élèves, l'handicap moteur que rencontre au quotidien Artie Abrams. Mais les orientations du genre sont légions et elles renforcent un malaise ambiant.
Le ridicule est atteint quand le téléspectateur découvre que Sue Sylvester possède une sœur aînée trisomique, à laquelle elle rend régulièrement visite. Pour Ryan Murphy – le créateur de la série – c'est dans cette explication - qui tombe lourdement comme un cheveu sur la soupe - que résidait le comportement ignominieux qu'affichait l'entraîneuse des « Cheerleaders » ! Si dans un premier temps, la pilule est un peu dure à avaler, on se dit que l'orientation narrative, plutôt caricaturale du « show », ainsi que des personnalités des protagonistes, méritait une telle conclusion hâtive.
Cerise sur le gâteau, Tina Cohen-Chang – la gothique asiatique, au bégaiement qui s'estompe dès qu'elle chante – apprend à Artie Abrams, pour qui elle en pince légèrement – que son infirmité apparente est en fait simulée de longue date. De nature particulièrement timide, elle a inventé ce subterfuge afin de subir l'éviction des autres élèves. Ces explications – légèrement outrancières – font l'effet d'éléphants dans un magasin de porcelaine.
Dans un moment de solitude particulièrement poignant, Artie interprète une version aux accents « crooner », de « Dancing with Myself », de Billy Idol, en exécutant avec son fauteuil roulant des chorégraphies acrobatiques. En ce qui me concerne, c'est dans cette séquence que réside le seul véritable moment de grâce de « Wheels ». Elle est de facture sobre et efficace !
jeudi 12 novembre 2009
« Glee » : « Wheels » (1x09)
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