mardi 17 novembre 2009

« White Collar » : « Flip of the Coin » (1x04)


Peter Burke – agent spécial du FBI – est étonné de la visite que son épouse lui rend dans les locaux new-yorkais de l'organisation. Elizabeth intercède en la faveur d'une amie commune, Dana, dont le mari vient d'être arrêté par des membres du Bureau Fédéral d'Investigation. Le capitaine John Mitchell - dont la mission en Irak vient de se terminer - est soupçonné d'avoir subtilisé de précieux artéfacts mésopotamiens. Le gradé se défend de ces accusations, en dépit du fait que ses empreintes digitales – présents sur les objets insolites - attestent du contraire.

Aidé de Neal Caffrey – l'élégant escroc au physique de rêve – le prosaïque agent Burke remonte la trace du délit. Ce dernier le conduit à Patrick Aimes - un richissime collectionneur et homme d'affaires au grand cœur - mais aussi à une intermédiaire inattendue, en la personne d'Alisha Teagen. Reporter de guerre et animatrice d'une émission de télévision intitulée « The War Comes Home », la manipulatrice a utilisé les empreintes digitales du capitaine Mitchell. Elle les a recueillis sur une bouteille de bière, vestige d'une soirée arrosée, qu'elle a passé en sa compagnie. L'affaire éventée et la présentatrice acculée, cette dernière n'a d'autre solution que de collaborer avec le FBI.

Jamais à cours d'idées, Neal Caffrey – secondé par le facétieux contrefacteur Mozzie – monte, de main de maître, une embuscade afin de faire chuter le malhonnête magnat. D'abord au propre, ce dernier l'est également au figuré, quand le faussaire – en livrée impeccable de chauffeur – le renverse à bord de la limousine subtilisée à des malfrats.

« White Collar » est diffusée chaque vendredi soir sur les antennes de la chaîne « USA Network ». Cette semaine, je me suis fait tirer l'oreille pour rédiger la notule concernant ce convivial programme, dans lequel « flic et voyou » travaillent de concert. « Flip of the Coin » n'est pas un mauvais épisode – eu égard à la médiocrité ambiante de ses homologues télévisuels. Malheureusement, le syndrome de la lassitude touche invariablement ce programme, à l'image de la cohorte de ses semblables.

Si l'enquête peut être considérée comme secondaire, l'épisode vaut surtout pour la rencontre de deux milieux antagonistes représentés, d'un côté, par un agent des forces de l'ordre – Peter Burke – et de l'autre côté, par le faussaire érudit – Mozzie – interprété par Willie Garson, espiègle acteur, tout bonnement excellent.

Véritable sésame qui ouvre toutes les portes – même les mieux scellées - la plastique du sémillant Neal Caffrey – alliée à son audace - agace à la longue. La remarque émane, certes, d'un vilain petit canard, jaloux du physique attrayant du bonhomme, mais elle provient surtout d'un téléspectateur exigeant, qui souhaiterait que cette avantage physique ne soit pas employé, à tout bout de champ, à des fins de facilité scénaristique. Le reste des protagonistes – à commencer par l'agent Peter Burke – sont utilisés comme de vulgaires faire-valoir, confinés à jouer les utilités.

Dans cet épisode, Elizabeth Burke – l'épouse, d'habitude légèrement effacée de Peter – prend du relief. Elle mène son mari par le bout du nez, surtout qu'en matière de compréhension féminine et de tact, ce dernier en est encore à des balbutiements préhistoriques. Pour paraphraser une touchante expression, entrevue quelque part, Peter Burke pourrait ainsi qualifier sa tendre moitié : « Ma femme, c'est mon passeport d'humanité ! ». Le casanovesque Neal Caffrey – lui – est toujours assidument à la recherche de la sienne.

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