C'est le grand jour pour Liz Lemon, qui doit animer la première de son « talk-show », intitulé « Dealbreakers », une émission inspirée de son ouvrage « best-seller » éponyme. Le « pitch » de l'émission est un décalque de celui du livre, à savoir : « Mesdames, quelles sont les bonnes raisons de quitter votre compagnon ? ».
Si la rédactrice en chef du « TGS with Tracy Jordan » est d'abord excitée à cette idée, elle doute vite de ses capacités de présentatrice. Rapidement, elle développe des symptômes inquiétants, alliant schizophrénie et bavements intempestifs. Une pression énorme pèse sur ses frèles épaules, surtout que Jack Donaghy – le cadre exécutif du programme - reçoit des menaces non voilées de la part de Devon Banks - son supérieur hiérarchique - qui le somme de ne point se tromper !
En son absence, Liz Lemon délègue ses responsabilités éditoriales à Frank Rossitano, qui troque casquette et tenue négligée contre une apparence qui n'est pas sans évoquer celle de sa patronne ! Les habitudes comportementales de la célibataire quadragénaire se rajoutent bientôt à la panoplie du remplaçant équivoque.
Jenna Maroney et Tracy Jordan – en bons comédiens capricieux – ne facilitent pas la tache de la nouvelle animatrice. La première râle parce que sa nièce l'a représentée trop enrobée sur son dessin d'enfant, le deuxième utilise ses capacités de diplomate pour faire passer un message à son épouse revêche. Tracy souhaite que la femme de sa vie lui donne une petite fille et il tient à lui prouver son amour indéfectible en lui écrivant une chanson inoubliable.
L'épisode nous gratifie de la présence exceptionnelle et éclair de Whoopi Goldberg, qui interprète ici son propre rôle. En visite dans son appartement, Tracy Jordan tente de lui voler deux de ses prestigieux trophées que l'actrice comique a gagné au cours de sa riche carrière.
Si « Dealbreakers Talk Show #0001 » est un rendez-vous mouvementé – il multiplie facéties et gags qui tombent souvent à plat - cette débauche effrénée ne nous fait pas oublier que – malheureusement - son scénario est, dans l'ensemble, plutôt faible. Une séquence est particulièrement amusante et elle concerne le passage de Liz Lemon et de son employeur, Jack Donaghy devant la caméra haute-définition de l'émission. La première apparaît hirsute et affublée de pustules repoussantes et le second possède un « look » de jeune premier, mince, élégant et physiquement parfait. Ce que l'acteur Alec Baldwin n'est plus depuis belle lurette.
« In fine », si « Dealbreakers » est reportée à une date ultérieure, les essais gesticulatoires de son animatrice devant la caméra apparaissent néanmoins au sein d'une « telenovela » quelconque. Un « milkshake » à la main, Liz Lemon savoure, chez elle, la rançon d'une gloire aussi fugace que dérisoire !
vendredi 4 décembre 2009
« 30 Rock » : « Dealbreakers Talk Show #0001 » (4x07)
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