vendredi 4 décembre 2009

« Fringe » : « Snakehead » (2x09)


Après une longue traversée fluviale, des réfugiés - en provenance de Hong-Kong - atterrissent dans de le quartier chinois de Boston. A bord, les membres des Triades - qui assurent le trafic de ces êtres humains - leurs font ingérer une gélule, afin de lutter contre le mal de mer. En réalité, le remède contient une larve qui se développe dans le corps de leur hôte. Au terme du voyage, cette dernière arrive à maturité et se fraye – « aux forceps » - un chemin dans les intestins de sa victime, pour finalement éclore par la bouche.


Une multitude de cadavres sont ainsi retrouvés sur la jetée du port de Boston. La « Division Fringe » est dépêchée sur place, afin d'enquêter sur l'affaire morbide. La seule rescapée est une jeune mère qui attend - dorénavant avec appréhension - la venue de sa petite fille, qui doit débarquer par la prochaine cargaison. Walter Bishop - qui, dans l'épisode, tente de s'émanciper de l'ascendance étouffante de son fils, Peter - récupère des créatures encore vivantes. En disséquant l'une d'entre elle, le savant atypique découvre qu'elle est porteuse d'une glande miracle capable de soigner de nombreuses maladies.

Les investigations du FBI amènent rapidement l'agent spécial Olivia Dunham et son collègue Peter Bishop, dans une magnifique demeure dans laquelle réside Elizabeth Jarvis, une femme d'affaires sans scrupules. Cette veuve - qui vit avec son fils Matthew, dans sa résidence aux fenêtres hermétiquement scellées – prétend ne rien savoir de la situation. En discutant avec lui, Peter découvre que l'adolescent souffre d'une déficience immunitaire en globules blancs. Si le jeune homme n'est pas traité à l'aide de la substance que contient les glandes des créatures, il risque de mourir rapidement.

Épisode en forme de casse-tête chinois, « Snakehead » mérite surtout le détour pour l'étude des relations parentales qu'il développe que pour sa trame scénaristique, dans laquelle abondent les clichés sur la communauté chinoise. Le trafic d'êtres humains - à des fins de prostitution, bien réel – se mêlent aux penchants des peuples asiatiques pour les vertus – prétendument – thérapeutiques que possèdent certaines parties du corps des animaux. Tout cela est agencé en un salmigondis narratif relativement efficace, mais parfois légèrement indigeste.

Si, tout au long de l'épisode, Peter est enfin d'accord pour laisser carte blanche à son père, la mère de famille est prête à sacrifier la vie de dizaines d'innocents afin de permettre à son seul fils de survivre. D'ailleurs, Peter Bishop comme Elizabeth Jarvis payeront cet amour et cette confiance. La deuxième sera, bien évidemment, plus durement touchée. Parti enquêter de son côté dans le quartier chinois, l'ancien résident de l'institution psychiatrique échappe à la surveillance de l'agent Astrid Farnsworth. Il se perd dans le labyrinthe urbain et ne parvient plus à se souvenir du numéro de portable de son fils. Il doit son salut à une asiatique de son âge, qui le recueille chez elle et lui offre le gîte et le couvert.

L'infortuné Walter Bishop – à la fois scientifique de génie et enfant déboussolé – se reproche que sa douce laborantine a été kidnappée et battue par des membres locaux des Triades chinoises. Pour éviter tout tracas futurs à son fils - et à ses collègues de travail - il se fait implanter une puce « GPS » et donne à Peter le boitier électronique qui lui permettra de le retrouver, si d'aventure il se perd de nouveau !

Après toutes ces sensations glauques et ses rebondissements incessants, « Snakehead » se termine par une note optimiste. Olivia rend la petite fille à sa mère, qui se rétablit rapidement. Elle donne également le jouet mécanique en forme de papillon que la gamine avait laissé dans le navire de ses geôliers.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog