Dean Pelton - le principal dégarni de l'université populaire de Greendale - organise une journée intitulée « Greendale STD Fair 09 catch knowledge ». Il s'agit d'un colloque de prévention contre le « SIDA » et contre les maladies sexuellement transmissibles (« Sexually Transmitted Disease ») ; la manifestation se déroulant au sein d'une ambiance étudiante et débonnaire. Ce clone du chanteur Moby souhaite que la brune et prude Annie Edison lui serve d'assistance principale, notamment pour une démonstration de mise de préservatif sur un mannequin masculin, qu'il garde dans son bureau. Quasiment vierge de toute expérience sexuelle, l'étudiante coincée ignore comment procéder à la chose ! Heureusement, la blonde Britta Perry et l'afro-américaine Shirley Bennett se proposent de lui prêter assistance, quitte à forcer le lieu saint.
Pierce Hawthorne annonce fièrement à la communauté scolaire dont il fait partie, qu'il se présentera, à la soirée spéciale, accompagnée d'une dame dont le métier est d'être « escort girl ». Il précise néanmoins que cette dernière ne lui tarifie pas ses prestations vespérales. Le vieux beau ringard met au défi Jeff Winger de décrocher un rendez-vous galant avec une charmante demoiselle, lui qui semble faire choux blanc avec la gente féminine.
Même s'il se défend de ces attaques fallacieuses, Britta Perry découvre - en jetant un œil indiscret aux contacts téléphoniques qui figurent sur la rubrique de son « BlackBerry » - pourquoi le facétieux avocat a quelques difficultés à décrocher des rencarts. Ce dernier se comporte – selon les dires de la jeune femme - comme « un dragueur invétéré des années vingt » ! Ainsi sa collègue – pour qui Jeff a pourtant le béguin – est désignée sous le terme sexiste et peu flatteur de « Hot blonde spanish class ». Une multitude d'autres jeunes femmes, rencontrées au hasard, sont décrites en des termes similaires !
Les inséparables et enfantins Abed Nadir et Troy Barnes – quant à eux – possèdent d'autres sujets de préoccupations, plus importants que le sexe. Le premier dépasse le second à toutes les épreuves dans lesquelles ils s'affrontent (basket-ball, bras de fer, etc). Las des jérémiades de Troy, Abed – grand seigneur - laisse son ami gagner une course de vitesse.
Histoire de raviver un intérêt - vraisemblablement déclinant - pour une série « NBC » insignifiante, la scénariste de ce onzième épisode de « Community » - Hilary Winston – a joué, à fond, la carte de la sexualité. A défaut d'être totalement original, ce sujet est toujours accrocheur, au niveau du téléspectateur. Le titre de l'épisode, à l'image de la majorité des intriguettes qui unissent les protagonistes du « show », évolue autour de ce thème fédérateur !
Les lecteurs – habitués de ses colonnes - savent désormais que je ne porte pas vraiment cette série dans mon cœur. Précédant la sympathique « Parks and Recreation » et l'encore excellente « 30 Rock » (j'abhorre la pitoyable « The Office », qui vient s'intercaler entre les deux), je visionne ce programme, dont la principale qualité est de ne pas excéder - à l'image de ses consœurs – les vingts minutes !
« Community » est une série totalement anachronique qui possède un humour surannée. Si ce dernier est dans le coup, il reste à savoir de quelle année il date ? (pour paraphraser un duo de comiques français). Si ce programme potache est, d'aventure, un tant soi peu autobiographique, le téléspectateur compatit à la souffrance de Dan Harmon. Le pauvre « showrunner » a – en effet - dû connaître une bien pitoyable scolarité universitaire pour pondre un telle gabegie !
samedi 5 décembre 2009
« Community » : « The Politics of Human Sexuality » (2x11)
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