mercredi 16 décembre 2009

« Californication » : « Mia Culpa » (3x12)


Cet épisode de « season finale » signe le grand retour de Mia Lewis. Personnage décomplexé des deux premières saisons, elle n'hésite jamais à faire passer ses intérêts avant ceux de son entourage, au point – notamment – de s'emparer d'un manuscrit rédigé par Hank Moody, pour le présenter comme son premier roman, celui de la sexualité débridé d'une Lolita moderne ! L'ouvrage s'intitule - à juste titre - « Fucking and Punching », d'une nom d'une célèbre scène dans laquelle, juchée sur le membre en érection de son amant – Hank Moody, en l'occurrence - Mia alterne orgasmes et coups de poings violents à la figure !


De passage à Los Angeles, pour présenter son roman sulfureux, Mia est accompagné de son manager et amant. Désormais majeure, elle est poussée par son compagnon cupide à donner une suite à l'ouvrage. Après une première ébauche délivrée – mais qui ne possède pas le style incisif des pages précédentes - le manager, perspicace, se doute que Mia n'est qu'une usurpatrice. Il demande donc à Hank de suppléer aux carences littéraires de son ex-amante, en menaçant – s'il refuse - de révéler qu'il a couché avec la jeune fille, alors qu'elle n'avait que seize ans.

Quand on imagine que les évènements s'arrangent, ils dégénèrent - et inversement ! « Tel est la loi immuable du Tao ». Sue Collini - qui avait licencié son employé sur les ordres de la « rock-star » Rick Springfield - propose à Charlie Runkle de le réintégrer dans son emploi d'agent. Deux conditions au contrat, que ce dernier accepte de promouvoir l'autobiographie de la virago et qu'il joue des hanches, selon les désirs de Madame. Charlie n'est que très moyennement intéressé par la deuxième proposition, surtout que les relations avec Marcy, la femme de sa vie, se remettent sur les rails. Le pauvre petit homme chauve n'est pas encore au bout de ses peines !

Hank apprend de la bouche de sa fille, Becca, qu'elle est désormais une femme. Enclin lui aussi à la confession et à la contrition forcées, il annonce à sa compagne la terrible vérité, avant qu'une source externe ne l'apprenne à Karen. Mia a été son amante alors que l'adolescente était sur le point de devenir sa belle-fille et la demi-sœur de Becca (voir la première saison) !

Le téléspectateur notera dans l'épisode les très belles scènes nocturnes et aquatiques durant lesquelles Hank se débarrasse des démones du passé. Son lot impressionnant d'ex-amantes tente de l'attirer - telle un banc de sirènes envoutantes - vers le fond de sa piscine. Mais ce ne sont que des cauchemars.

En revanche, bien réelle, « Mia Culpa » se termine dans la plus pure tradition du « cop show ». Après que l'amant de la jeune romancière a été frappé par son mentor, l'agent porte plainte auprès de la police. Embarqué par les forces de l'ordre, alors qu'une dispute qui l'oppose à Karen déborde dans la rue, Hank Moody fait une sortie remarquée dans la plus pure tradition « rock 'n' roll » !

Après une troisième saison - que je qualifierais, personnellement, de narrativement très médiocre - « Californication » renoue – in extremis - avec le passé qualitatif de la série créée par Tom Kapinos. La dernière livraison a surtout pêché par l'introduction d'une pléthore de personnages féminins à la caractérisation insipide - Felicia Koons, Jill Robinson et Sue Collini, notamment - et par la présence de seconds rôles masculins d'orientation « has-been » - Rick Springfield (dans son propre rôle) et Dean Koons (interprété par l'acteur Peter Gallagher), principalement. Peu inspiré, le « showrunner » a utilisé le pitoyable subterfuge du défilé de « glorioles », plutôt que de se focaliser - avec son équipe - sur un véritable travail scénaristique. Bon courage pour la suite des évènements, Hank Moody, en espérant que tu nous reviennes pour une quatrième saison davantage inspirée !

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