La majorité des membres de la chorale du lycée William McKinley n'est pas emballé à l'idée de figurer sur l'annuaire annuel de l'établissement scolaire. En effet, leurs homologues des années précédentes ont majoritairement été tournés en ridicule, à cause de leurs activités de « loosers ». Seule la nombriliste Rachel Berry désire laisser une trace mémorable dans les esprits et les endroits où elle apparaît. De confession juive, elle pousse l'aberration jusqu'à poser en compagnie d'étudiants musulmans ou d'activistes noirs, le poing brandi et la mine renfrognée.
Pour l'édification de sa descendance, Quinn Fabray souhaite également apparaitre sur l'agenda scolaire. Malheureusement, budget financier en berne oblige, seuls deux individus peuvent apparaître sur la photographie. La reine des « Cheerleaders » est disqualifiée d'office, à cause de sa grossesse apparente. C'est donc l'incontournable Rachel qui est désignée ! Le problème est que la péronnelle doit se trouver un compagnon – garçon ou fille. Tout le monde évoque des raisons personnelles valables et... fallacieuses, pour ne pas apparaître à ses côtés. Le populaire Finn Hudson accepte l'invitation, à la grande satisfaction de la jeune fille.
Après des semaines d'imposture, Will Schuester – le professeur d'espagnol – découvre le mensonge que lui cachait sa femme. En fouillant les tiroirs à la recherche d'une cravate spécifique, le leader de la chorale scolaire tombe sur la prothèse ventrale que Terri portait, afin de dissimuler le pot-aux-roses. Dès le début – et afin de ne pas perdre l'amour de son époux – l'équivoque parturiente faisait passer sa grossesse hystérique pour une maternité normale. Lorsqu'elle apprend à Will qu'elle compte – de surcroit - adopter l'enfant à naître de Quinn Fabray, la révélation finit d'achever le pauvre enseignant ! Il décide de rompre avec sa femme et s'en va loger dans les locaux qu'occupe la chorale.
Mais « Glee » est à l'image des contes pour enfants et tout problème finit par trouver sa solution miracle ! Les membres de la chorale, au grand complet, acceptent d'apparaitre dans une publicité rémunérée pour un magasin de vente de matelas. Rachel a l'excellente idée de modifier la prestation anodine en une chorégraphie débridée, dans laquelle les participants sautent au sons de la composition « Jump », du groupe de hard-rock, Van Halen. Le détaillant est conquis et le succès leurs apportent fortes rémunérations et un matelas offert à chaque artistes en herbe ! Le problème est réglé et tous peuvent apparaître sur la photographie du « Glee Club 2009 ».
L'atrabilaire Sue Sylvester vient mettre son grain de « mort aux rats » dans l'affaire, mais à la longue, plus personne ne porte attention à sa méchanceté légendaire. Ils passent outre, même l'infatuée Quinn Fabray. Dépitée, la responsable des « Cheerleaders » se confie au seul ami qu'elle possède (hormis son aînée trisomique), à savoir son infortuné journal intime !
Évidemment, certains des élèves - parmi les plus obtus - dégradent le cliché de la chorale, en rajoutant – par exemple - des seins et une jupe à Kurt Hummel, l'homosexuel de la troupe. Mais qu'importe, puisque la détermination des choristes a encore vaincu et que leur complicité a accomplit des merveilles !
Les aficionados de la « sitcom » « The Big Bang Theory » auront reconnu dans le rôle du photographe et réalisateur de la publicité pour les matelas, l'acteur qui interprète la bête noire du professeur Sheldon Copper, l'irritant et zozotant Barry Kripke. John Ross Bowie a également été vu, il y a peu, dans un épisode de la nouvelle saison de « Curb Your Enthusiasm ».
En ce qui me concerne, cette histoire de matelas et d'annuaire scolaire annuel ne m'a guère emballée. De plus comme le personnage de Rachel Berry – qui m'insupporte au plus au point - tient le haut du pavé, cela n'arrange pas l'affaire. Le seul moment vraiment digne d'intérêt consiste dans le « clash » marital qui oppose Terri à son époux, Will. Si ce dernier est sincèrement blessé par le comportement mensonger de son épouse, je pense que sa femme est sincère quant elle lui avoue qu'elle craignait de le décevoir. C'est évident, la pilule est, pour lui, difficile à avaler !
Même s'il ne décroche pas de bâillements d'ennuis, « Mattress » est un épisode légèrement soporifique, en dépit du fait qu'il a pourtant été rédigé par le « showrunner » principal de la série, Ryan Murphy, en personne. Cette baisse de régime est certainement imputable à la fatigue de fin de saison une qui s'annonce !
vendredi 4 décembre 2009
« Glee » : « Mattress » (1x12)
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