lundi 18 janvier 2010

« Hero Corp » : « La tempête » (2x01), « La leçon » (2x02) et « Ex-æquo » (2x03)


« Hero Corp » étant une série mineure du « paysage audiovisuel français » (« PAF ») , (y en a-t-il – d'ailleurs - réellement de majeures ?), j'avoue que je ne me suis pas fendu d'un revisionnage exhaustif de la première saison, histoire de me rafraîchir les méninges. Du coup, les tenants et aboutissants de ce programme, qui mélange avec un talent divers, univers super-héroïque et humour potache s'est quelque peu perdu dans les méandres encombrés de mon esprit !


« Hero corp » est une série française composée d'épisodes d'une vingtaine de minutes. Elle a été crée par Simon Astier, le demi-frère d'Alexandre Astier, instigateur de la série « médiévalo-comique », « Kaamelott. ». L'humour de la première se rapproche de celle de la deuxième, même si les sujets divergent et que le cadet fait preuve – jeunesse oblige - de beaucoup moins de talent que son ainé.

Comme j'avais pu le spécifier dans la notule concernant la première saison de quinze épisodes, diffusée en octobre 2008, sur la chaîne « Comédie ! », La création « franchouillarde » d'Astier se situe à des encablures de celle, beaucoup plus ambitieuse, de Tim Krig et de la « network » qui la diffuse, à savoir « NBC ». Évidemment, les moyens financiers mis en œuvre n'ont rien de comparables et en ce qui concerne le domaine de la science-fiction et du fantastique, les créateurs hexagonaux ont toujours fait preuve – esprit cartésien oblige – de beaucoup moins de talent et de retenue que leurs confrères d'outre-Atlantique !

Si sept épisodes sont déjà disponibles sur internet – la deuxième saison de « HC » a débuté sur la chaîne thématique humoristique depuis le huit janvier dernier – je n'ai visionné que les trois premiers opus. Malheureusement, si j'attendais une nette amélioration de la qualité intrinsèque du programme, notamment au niveau des scénarios et des effets spéciaux, le trio d'épisodes visionnés m'a laissé quelque peu de marbre ! En dépit des assertions précédentes et volontaristes d'Astier Junior, la deuxième saison ne semble pas tenir – loin s'en faut – les annonces élogieuses du créateur !

Cette deuxième fournée est réalisée avec des bouts de ficelles, dans des décors champêtres et étiques. La distribution pléthorique de la première saison a été réduite à peau de chagrin. Si les personnages discourent sur leurs super-pouvoirs - John « Bouclier Man » (alias Simon Astier) en tête – ces derniers , hélas, sont peu visibles. Nos héros avaient accosté, à la fin de la saison une, dans la « Belle Province » (autrement dit le Québec), donc pas très loin de la nation qui a vu naître les super-personnages costumés qui ont fait le renom des firmes de « comic books », à savoir « Marvel Comics Group » et son concurrent direct, « DC Comics ». Hélas, les super-héros francophones sont loin d'atteindre la faconde et la chatoiement de leurs homologues « US ». Pas question ici d'endosser l'uniforme coloré et respectif que chaque membre du groupe se doit de se vêtir !

Ethan « The Lord » – l'Archennemi de la « Hero Corp » – défait à l'occasion de la clôture de la première saison, est remplacé dans le deuxième opus par le père de Jennifer, la petite amie attitrée de John « Bouclier Man ». Ancien maire de Montréal et supérieur de « The Lord », Matthew Hoodwink fait passer son subalterne pour de la petite bière ! A l'issue d'une attaque au bazooka perpétrée par « Capitaine Canada » (alias l'humoriste Michel Courtemanche, quasi-méconnaissable ici, tellement il est bouffi) – John et sa dulcinée manquent de succomber à l'attaque du super-héros québecois, mais les pouvoirs de John sauve - in extremis le couple – d'une mort certaine. Le seul hic est que Jennifer devient amnésique et qu'elle oublie totalement l'engouement amoureux qu'elle éprouve à l'égard de son galant. Du coup, elle lui préfère ses acolytes – au grand désarroi de John – à qui elle lui trouve même des manières efféminées et un physique peu avenant.

Affaire de famille oblige, le papa de Simon - Lionnel Astier – interprète le rôle de Neil Mac Kormack, un des chefs de l'organisation « Hero Corp ». L'infortuné leader bénéficie des services d'un médium aux prédictions aussi médiocres qu'approximatives. Megan, la maman de Jennifer, est jouée par José Drevon, qui n'est autre que la mère de Simon Astier !

En résumé, « Hero Corp » demeure une série au contenu très sage, qui aurait grandement gagnée à développer un processus narratif totalement délirant, histoire de faire passer la pilule d'un manque de moyens pécuniaires flagrants ! Astier et sa bande de concepteurs se contentent d'une intrigue plate, à la limite de l'arythmie. Le téléspectateur imaginait que cette deuxième saison allait prendre un envol conséquent ; hélas, il n'en est rien ! Le résultat navigue – pour notre grande déception – au niveau des pâquerettes !

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