« The Deep End » est - ou devrais-je désormais utiliser le passé - une énième « Legal drama », diffusée sur les antenne de « ABC ». La série - dont l'action se déroule au sein d'un cabinet prestigieux d'avocats (sic) - n'a duré que six épisodes. A l'image de la concurrence - la « FOX » et de sa médiocre « Past Life » - la chaîne a rapidement déclaré forfait, devant ses audiences en chute libre !
Je suis peu enclin à visionner ce type de programmes - rebattus à l'envi - et dont chaque « network » importante se doit de posséder sa déclinaison. C'est donc à reculons – et tardivement – que j'ai pénétré l'intrigue de cette série, comme le ferait un nageur, réticent à l'idée de s'immerger dans une eau glaciale.
A la vue du pilote et du dernier épisode, diffusé récemment, « The Deep End » ne brille guère par une trame scénaristique originale. La sauce - outre d'accrocher à la poêle - sentait également le réchauffée. Le programme raconte l'intégration de jeunes avocats, nouvellement diplômés, au sein d'un cabinet juridique renommé, sis dans un magnifique immeuble de Los Angeles. La brochette, relativement peu hétéroclite de « rookies », apportait la fraicheur, mais surtout la probité et l'idéalisme de la jeunesse. Ce comportement faisait cruellement défaut aux dirigeants de l'entreprise ; à commencer par Hart Sterling - son éminence grise - et le couple d'associés, formé de Susan Oppenhiem et de Clifford Huddle. Ce trio est plus proche de squales assoiffés de sang que d'êtres humains compatissants.
Au milieu de ce casting édulcoré, ma préférence se portait sur Tina Majorino – qui interprétait la timide Addy Fisher. Terriblement touchante, son jeu d'actrice se situe à contre-courant de nombre de ses consœurs. J'avais découvert Tina, voici quelques années, dans « Napoleon Dynamite », le film « culte », signé Jared Hess. Ce dernier a lancé la carrière du filiforme Jon Heder, qui est désormais devenu prisonnier de rôles de « losers » magnifiques (« School for Scoundrels », « Mama's Boy », etc) !
Les affaires juridiques que le quintet d'avocats candides défendait étaient secondaires et l'intrigue se focalisait davantage sur les relations qui unissaient les nouvelles recrues : à savoir, amour et amitié, confrontations bienveillantes et autres calembredaines. Ce n'est ni le glamour « Hollywoodien » de Prisunic, ni le luxe extravagant dans lequel baignaient certains protagonistes et encore moins, la pseudo branchitude qu'affichait le « show », qui impressionnait l'auditoire. Tout ce décorum superfétatoire était même plutôt irritant à supporter !
« The Deep End » a donc - avant tout - souffert d'une impression de « déjà-vu ». Comme quoi , les responsables de chaînes peuvent prendre leur audience pour de dociles moutons, mais rien n'empêchent ces derniers de migrer vers de plus verts pâturages !
dimanche 28 février 2010
« The Deep End » : « Pilot » et « White Lies, Black Ties » (1x06)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire