dimanche 21 février 2010

« The Life and Times of Tim » : « Tim's Beard/Unjustly Neglected Drama » (2x01)


Dans « Tim's Beard », Tim traverse une très mauvaise passe ; Amy - sa petite amie - vient de le quitter. Après un long week-end éprouvant, il se présente à son travail, avec une barbe de plusieurs jours, une tenue vestimentaire négligée et une hygiène à l'avenant.

Loin de faire preuve de compassion à son égard, ses collègues de chez « Omnicorp » - l'entreprise new-yorkaise dans laquelle Tim travaille - le descendent en flèche. Il se fait même agresser par une secrétaire qui le prend pour un intrus et appelle la sécurité. Dans l'optique de l'humilier davantage, son patron afro-américain a l'idée de convier Vince - un SDF qui quémande en bas de l'immeuble – afin de le comparer à Tim. « Et la sentence du jury est irrévocable ! ». Vince possède une meilleure apparence vestimentaire que Tim. De plus, le sans-abri s'exprime avec aisance et il possède des idées de génies. L'employeur décide de licencier Tim pour le remplacer par Vince. Il ne reste plus aux deux parties en présence à s'accorder sur les modalités du contrat de travail.

Dans « Unjustly neglected drama » - la deuxième partie du programme - Tim rend visite à Stu, son meilleur ami et collègue de travail. Ce dernier le présente à une connaissance, un acteur qui se produit dans « Season of Death », une pièce de théâtre minimaliste et ennuyeuse. A la fin de la représentation, Tim est introduit à l'ensemble de la troupe et – en dépit de ses réels sentiments - il se sent obligé de couvrir ses membres d'éloges. La rencontre tourne au pugilat verbal, quand l'égo démesuré de chaque « théâtreux » le pousse à tirer la couverture à lui.

Tout comme « The Sarah Silverman Program » - découverte récemment - « The Life & Times of Tim » est une série - animée celle-là - dont j'avais entendu parler à plusieurs reprises, mais dont je n'avais visionné aucun épisode. La diffusion du « season premiere » de la deuxième cuvée de ce programme « HBO » me donne la possibilité de réparer cette omission.

Outre de l'avoir créé, Steve Dildarian - l'éminence grise du programme – le produit, le dirige et prête sa voix au protagoniste, Tim. Si l'animation de « The Life & Times of Tim » est hyperminimaliste (euphémisme), la série compense cette économie de moyens graphiques par des dialogues nombreux et cyniques, qui frôlent - parfois, hélas - la diarrhée verbale (nouvel euphémisme).

D'une durée de trente minutes, la série se divise - à chaque fois - en deux segments d'égales longueur. Si la premiere partie se laisse facilement visionner, en revanche – dans la seconde moitié du programme - le bavardage incessant devient vite éreintant. De plus, l'animation réduite à sa portion congrue et les comportements neurasthéniques des personnages incitent à décrocher. En effet, en regardant cette série animée, le téléspectateur est bien loin des productions toniques produites par Matt Groening (« The Simpsons) ou de celles de Seth MacFarlane (« American Dad! », « Family Guy » et consorts).

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