Alors que Sarah Silverman petit-déjeune, entourée de Brian Spukowski et de Steve Myron - ses amis gays - Jay et Laura – sa cadette, désormais Madame McPherson - reviennent de leur voyage de noces, en terre exotique.
Si elle est d'abord décontenancée par la nouvelle impromptue, les émotions qu'éprouve Sarah glissent rapidement de la colère à la tristesse, puis à la désolation. Irrémédiablement amputée d'une partie d'elle-même, notre protagoniste se retrouve totalement seule. Elle a déjà éprouvée ce sentiment, lorsqu'enfant, Laura désertait leurs compétitions de lancers de tranches de salamis contre le mur de leur chambre, afin de rejoindre son petit ami. Pour compenser la défection de sa soeur, Sarah s'était alors inventée un compagnon imaginaire, prénommé Troy. Max - son père névrosé - avait alors fait irruption dans la pièce et avait assommé – à l'aide d'une batte de « baseball » - l'intrus, avant d'emporter son corps fictif.
De retour dans son appartement, ce dernier réapparait devant les yeux ébahis de Sarah. Devenu lui-aussi un adulte, Troy est animé de pulsions sexuelles, qu'il ne peut refréner ! De bonnes grâces, la jeune femme – également en manque – se soumet volontiers à ses appétits charnels. Les évènements commencent à tourner au sordide, lorsque Troy propose à Sarah que son ami Andre les rejoigne, pour une partie de triolisme !
De leur côté, le torchon brûle entre Brian et Steve, à cause de leurs gouts musicaux qui divergent totalement. Le premier répète en compagnie de « Crimson Tesseracle » - son groupe de « Death metal satanique » - quand le second se propose de rejoindre - à la basse - la formation. Brian - qui appelle son compagnon un « Yoko », à cause de sa passion pour les « Beatles » - se blesse accidentellement à la main. Vengeur, Steve rédige alors les paroles improvisées d'une chanson sur ce thème - « I'm glad Your Hurt Your Hand ». Postée sur « Twitter », la composition anodine devient - en une seule soirée - un véritable succès médiatique.
Comme à l'accoutumé dans « The Sarah Silverman Program », l'épisode se termine par une réconciliation générale, qu'il s'agit des sœurs Silverman ou du couple homosexuel. Au fur et à mesure de sa progression, l'intrigue de « Smellin' of Troy » prend une tournure totalement hallucinatoire, notamment avec la sortie du coma de Max Silverman. Cette fois, le père vient aider son aînée à se débarrasser d'un Troy, fort récalcitrant et encombrant !
De nouveau, « crédibilité » et « logique » sont des termes totalement bannis de ce « show », aussi déjanté que son interprète principal. C'est de bon coeur que le téléspectateur – amateur des pitreries de Sarah et de son air craquant et mutin – met de côté la « suspension consentie de l'incrédulité ». Ce moratoire tacite est indispensable, s'il désire adhérer au délire ambiant qui règne dans l'épisode. Et croyez-moi, « Smellin' of Troy » n'en n'est nullement exempt !
vendredi 12 mars 2010
« The Sarah Silverman Program » : « Smellin' of Troy » (3x05)
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