Nous sommes en 1985. Le docteur Walter Bishop – scientifique arrogant – présente à un parterre de gradés de l'armée américaine un ensemble de technologies révolutionnaires. Le savant leurs assurent que le fruit de ces inventions ne provient pas d'Union Soviétique, mais sont de pures créations nationales ; celles d'une Amérique qui existe dans un continuum spatial parallèle !
En présence de son assistance - le docteur Carla Warren – le fringant chercheur offre aux généraux de contempler cette autre Amérique, par le biais d'une fenêtre – au propre comme au figuré. A travers cette lucarne novatrice - co-inventée avec le docteur William Bell - Walter Bishop espionne son double, dont les connaissances sont supérieures aux siennes. A la même date, son fils Peter – âgé de sept ans et atteint d'une maladie génétique rare - décède dans ses bras.
Les doubles de la famille Bishop – Walter, sa femme Elizabeth et Peter – traversent la même tragédie. Alors que le scientifique a été incapable d'inventer un remède, susceptible de guérir son fils, son « jumeau » est sur le point d'y parvenir. Perturbé par l'intervention impromptue de l'observateur originel, dans son laboratoire, le père frôle la solution. Mais « notre » Walter – qui contemple la scène - élabore l'antidote miracle. S'il est trop tard pour sauver son enfant, le scientifique fabrique un portail inter-dimensionnel, afin de kidnapper le double de Peter ! Hautement perturbant, cet « élément déclencheur » fait basculer la vie du génial scientifique dans celle d'un patient admis - durant dix-sept longues années - à l'institut d'hygiène mental « Saint Claire ».
A travers un poignant soliloque - qui s'étale sur la durée de l'épisode - Walter Bishop relate à Olivia Dunham l'odyssée scientifique et humaine qui le lie à Peter. L'ami de l'agent du FBI n'est pas revenu d'entre les morts, mais d'entre les mondes ! Sobrement intitulé « Peter », ce magnifique rendez-vous constitue en une véritable claque télévisuelle, empreinte de tragédie et d'émotion. Sombre et solennel, l'épisode s'avère incontournable pour le téléspectateur, qui s'intéresse assidument à la mythologie de « Fringe ». Il permet de clore la boucle – laissée ouverte – concernant l'introduction de l'observateur dans l'existence des Bishop, père et fils.
Le seul moment de détente, que « Peter » se permet, consiste en un clin d'œil appuyé à « Back to the Future ». L'observateur et deux de ses compagnons sortent d'une projection du long-métrage culte de Robert Zemeckis. A l'image de « geeks » au crane rasé, le trio argumente de la validité du voyage temporel, au volant d'une DeLorean DMC-12. Dans la version parallèle du film, ce n'est pas Michael J. Fox qui interprète le rôle phare de Marty McFly, mais Eric Stoltz. L'acteur - « casté » par la production, avant son confrère – avait ensuite été débouté.
vendredi 2 avril 2010
« Fringe » : « Peter » (2x16)
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