mardi 22 juin 2010

« The Gates » : « Pilote »


Ex-inspecteur aux homicides, dans la ville de Chicago, Nick Monahan et sa famille – Sarah, son épouse, Charlie, son fils adolescent et Dana, sa jeune fille espiègle - s'installent dans une résidence à l'allure idyllique, surnommée « The Gates ». Entourée de murs d'enceintes infranchissables, cette ville en miniature est étroitement gardée sous surveillance électronique. Nick occupe le poste de nouveau chef de la sécurité, en charge de la protection de ses habitants.

Mais si ce dernier pense - à tort - que telle est sa fonction – ainsi que celle de son équipe d'adjoints ; le téléspectateur – qui possède une longueur d'avance sur le protagoniste – sait, d'ores et déjà, que tel n'est pas le cas. La raison d'être de « The Gates » n'est pas de protéger d'honnêtes résidents d'un monde extérieur, potentiellement dangereux... mais plutôt le contraire !

Ainsi, Claire Radcliff – la voisine des Monahan – est une vampire, incapable de refréner sa soif inextinguible de sang. Compagnon de classe de Charlie, Brett Crezski est un loup-garou qui n'apprécie guère que l'adolescent éprouve des sentiments naissants pour Andie Bates, sa petite-amie. Également impuissant à dompter ses pulsions meurtrières, ce dernier représente un danger pour la communauté à laquelle il appartient. Dans le premier cas, Dylan Radcliff – un PDG d'une société de biotechnologie, également vampire – représente le garde-fou de son épouse ; dans le second, des camarades concernés se chargent de dompter les ardeurs du « Teenage Werewolf ». Mais Claire et Brett ne sont pas les deux seules créatures, issues du bestiaire mythologique, à avoir élus domicile à « The Gates ». Des sorcières se cachent également parmi la population autochtone. Peg Mueller est l'une d'entre elles et – particulièrement néfaste – elle commence à tisser sa toile autour de la femme de Nick Monahan.

Responsable de la mort d'un individu de passage - qu'elle a saigné à mort - Dylan Radcliff rappelle à Claire qu'elle doit, avant tout, assumer son sacerdoce de mère et d'épouse, de façon responsable et consciencieuse. Dans un registre similaire, Sarah Monohan fustige également son mari et lui rappelle ses devoirs familiaux. Alors que la jeune femme imaginait que la nouvelle affectation de Nick serait synonyme de tranquillité, ce dernier – toujours attiré par l'appel du danger – quitte le domicile conjugal pour mener des enquêtes nocturnes.

Nouvelle série fantastique, diffusée sur la chaîne « ABC », « The Gates » est une création signée Grant Scharbo et Richard Hatem. Si elle se destine avant tout à un audience familiale – les amours naissants d'adolescents côtoient les problèmes de personnes adultes - cette production – par une thématique relativement voisine - louche méchamment du côté de « True Blood ». Pourtant, il n'est pas question ici d'atteindre le degrés de raccolage, qui est désormais devenu l'apanage de la série d'Alan Ball.

Si « The Gates » est un programme au contenu hyper-formatée, qui possède – de plus - une intrigue prévisible, les deux « shows » chassent pourtant sur un même terrain... celui du ridicule ! Cœur de cible oblige, la série « ABC » garde – pour l'instant, avec son seul pilote – le cap d'une route droite et balisée, alors que sa consoeur de « HBO » a – depuis belle-lurette – allègrement défoncée les glissières de protections et a méchamment entamé le décor environnant !

Par certains côtés, « The Gates » rappelle l'atmosphère qui régnait dans « Eastwick », autre production « ABC », au destin éphémère (treize épisodes ont été diffusés). La présence de Peg Mueller et de deux consœurs renvoie au trio « Roxanne Torcoletti, Joanna Frankel et Kat Gardener ». Vu de l'extérieur, le hameau de Nouvelle-Angleterre paraissait également être un havre de paix, sauf que le mal intervenait « extra-muros », sous la forme d'un « beau diable ». Si dans « The Gates », la sensation est similaire, le danger émane « intra-muros », sous la forme de « démons intérieurs ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog