mardi 22 juin 2010

« Persons Unknown » : « The Way Through » (1x03)


Si les captifs de « Persons Unknown » ont décidé de faire l'impasse sur l'identité de leurs ravisseurs et la raison de leur détention au sein de la ville factice ; leur volonté de quitter les lieux demeure intact. Et revoilà le téléspectateur projeté dans le troisième épisode de cette série « NBC », dont l'intrigue labyrinthique et désorientée est toujours à la recherche de son fil d'Ariane !

Au cours de l'épisode précédent, les protagonistes avaient temporairement réussi à s'échapper de leur prison à ciel ouvert. A la faveur d'une panne électrique - occasionnée par un orage - la barrière électromagnétique qui les retient prisonniers avait été désactivée. Dans « The Way Through », ils tentent un « remake » de la « Grande Évasion » en creusant un tunnel qui leurs permettrait de contourner le champ de force. Malheureusement pour eux, en plus d'être énigmatiques, leurs géoliers ont paré à toutes éventualités. Nos « taupes » sont arretés dans leur escapade souterraine par une enceinte métallique, qu'aucun outil ne peut entamer.

A la fin de l'épisode précédent, Janet Cooper avait également décidé de ne plus succomber à l'odieux chantage orchestré par ses kidnappeurs ; à savoir, éliminer un membre de son groupe, contre la promesse d'une libération. Néanmoins impatiente à l'idée de retrouver sa fillette, la jeune femme se montre très entreprenante. Elle propose d'allumer un immense bûcher, afin d'attirer l'attention d'éventuels secours aériens.

Mais toutes les tentatives des détenus semblent promises à l'échec ! Si un hélicoptère survole bien leur « pénitencier », il appartient au camp de leurs ravisseurs. L'équipage largue un container qui contient trois masques à gaz, alors que les prisonniers sont au nombre de sept ! Du coup, le cadeau empoisonné prend des allures de « jeu de chaises musicales », au dénouement particulièrement sadique. Les cobayes de cette expérience douteuse n'ont plus qu'à attendre l'attaque chimique, qui ne saurait tarder.

Comme l'a si bien deviné le soldat afro-américain - d'obédience musulmane – tous sont devenus « les otages d'une guerre psychologique ». Leur véritable personnalité se révèle dans le comportement qu'ils adoptent face à l'adversité. Généreux, le Sergent Graham McNair fait don d'un masque à Moira Doherty, la pensionnaire des établissements psychiatriques. Moins chevaleresque, Bill Blackham tente d'abuser sexuellement de Tori Fairchild, alors que tous deux se retrouvent en aparté. Mais la fille du diplomate américain ne se limite pas à être une simple potiche, à la plastique attrayante. Elle maîtrise, à la perfection, l'art du combat rapproché.

Le vendeur de voitures d'occasion découvre que Charlie Morse est un meurtrier. Une séquence le montrant en train d'étouffer - à l'aide d'un oreiller - une femme alitée est diffusé – à son attention - sur un écran de télévision. Plus tard – la mort dans l'âme – le PDG avoue à son co-détenu que cette victime n'était autre que son épouse. Cette dernière était atteinte d'un cancer incurable, que « tout l'argent du monde ne pouvait guérir ».

A l'extérieur, Mark Renbe continue son enquête concernant la disparition de Janet Cooper. Le toujours aussi peu crédible journaliste trouve - sur sa route - le détective privé chargé, par la jeune femme, de retrouver la trace de son époux disparu. Accompagnant des gestes violents à des paroles menaçantes, le patibulaire Samuel Edick l'invite à abandonner ses investigations.

En dépit de ses nombreuses imperfections – la principale étant que le téléspectateur n'en sait pas davantage sur la situation que les protagonistes - « Persons Unknown » devient – contre toute logique – une série émouvante à suivre. « Ensemble cast » par excellence, elle propose une palette de personnages, possédant chacun une psychologie dissemblable. Chaque téléspectateur peut ainsi – selon son tempérament – jeter son dévolu sur « son » ou « ses » protagonistes de prédilection. En ce qui me concerne, ma préférence échoit à Moira Doherty, une figure paradoxale, toute constituée d'ombres et de lumière. Au cours de l'épilogue, elle se rapproche de son bienfaiteur - le Sergent McNair – qui trouve l'apaisement nécessaire aux tourments qu'il traverse, dans les bienfaits de la prière et du recueillement.

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